200 ASTRONOMIE, L I V, III.
pricornc, le Bœuf; ils appellent l’étoile polaire, le Roi, pàrcequ’elleparoissoit comme immobile près du pôle, et que les autres sein-bloieut l’environner comme par une espece de vénération. ( P.Terentii epistolium , cum commcntaduncuia Kepleri, 163o ; Gaubil,III, 63,79, io6;M. Bernoulli, Méin. de Berlin 1778). Les Chinois•divisoient encore le zodiaque en 12 parties appellées Tse ( Gaubil,III, p5,98, 100 , 113). M. Dupuis lait voir que leur Zodiaque re-vient au même que celui des Egyptiens, et même que celui despeuples du nord (p. 65).
589. C’est ici le lieu de parler aussi de l’origine des noms queportent les planètes ; ils nous viennent des Latins , qui, à l’exempledes Grecs, donnèrent aux planètes les noms de leurs principalesdivinités : mais avant qu’on leur eût donné ces noms, les planètesen avoient d’autres, comme on peut le voir dans une dissertationde Goguet, tom. II, pag. 4 2 7 î par exemple, le soleil est appelle,dans les livres saints , Kammali et Schemès, noms qui indiquentla chaleur et la lumière ; la lune est appellée Labanah, qui vientde Lahan, blancheur. En Égypte on avoit donné aux autres pla-nètes des noms analogues à quelqu’une de leurs qualités : celuide Vénus signilioit la plus belle (235 , 11 p5) ; celui de Mars vouloitdire embrasé ; celui de Mercure , étincelant ; celui de Jupiter ré-pondoit au mot éclatant ( Manéthon , cité par l’auteur du Chron.Pasch. p. 46 et 47 ; Jul. Firinic. lib. II } cap. 2 ; Goguet, tom,II, p. 400 ). Le nom égyptien de Saturne fut traduit chez les Grecspar celui de a>cnW, qui veut dire apparent; Riccioli croit que cepeut être parcequ’il est plutôt dégagé que les autres planètes desrayons du soleil, au temps de ses conjonctions. ( Ahnag. I, 480. )Costard croit que cela vient du mot Phana, qui se rapportait à lafoiblesse de ses rayons ( p. 192 ).
590. Les Grecs employèrent aussi, dans les premiers temps, desnoms significatifs ! Mars était appellé nvpôu;, qui exprime le feu ;Homere désigne Vénus par l’épithete de k* 5 a/ç-oç , qui marque labeauté (Iliad. 22,318 ). Goguet ( II , 432 ) cite à ce sujet Sauinaise,pag. 596 ; Platon, in Epinomi, pag. 1012, édit, de 1602 ; Aristot.de rnundo , tom. II, pag. 602, édit, de 1629 ; Vossius, de Idol. liv.II, chap. 22 et 3i ; les réflexions surl’origine des anciens peuples ,par Fourmont, en 2 vol. in-4 0 , Paris 1747 > foin - L bv. II, chap. 7etsuiv. Mais il faut voir sur-tout Costard, Hist. of Astr. p. 192. LesChinois ont donné aux planètes des noms relatifs aux élémens ,comine l’observe Goguet, d’après M. de Guignes (II, 432).
591. Les caractères par lesquels nous marquons les planètes,
passent