2 3S astronomie, liv, III.
J’histoire sainte; mais personne n’en fait usage, et il fut réfuté spé-cialement par Hévélius ( Prodr . Astr.). On trouve aussi clans Caesiusdes origines sacrées pour les noms de chaque constellation ; mais onne peut les regarder que comme des allusions pieuses, destituées defondement.
709. Riccioli publia en i 665 un nouveau catalogue d’étoiles (As-tronomia reformata) , composé de 62 constellations ; plusieurs de ceslongitudes d’étoiles avoient été déterminées parles observations deRiccioli et Grimaldi, et il y avoit aussi des étoiles nouvelles, décou-vertes dans la partie australe du ciel par les pilotes qui en avoientdéterminé la situation : toutes ces longitudes étoient réduites à 1701,
710. Augustin Royer, architecte du roi, publia, en 1679, quatrecartes du ciel, avec un catalogue de 1800 étoiles, pour 1700, corrigéet augmenté par le P. Anthelme, chartreux à Dijon; on y trouve plu-sieurs étoiles qui n’avoicnt point encore été déterminées daiis lescatalogues précédons.
On y joignit aussi le catalogue des étoiles australes que Flalleyavoit déterminées en 1677, dans son voyage à l’île de Sainte-Ilélene,et qui venoit alors d’être publié en Angleterre. O11 peut regarder cedernier comme un catalogue d’étoiles également digne d'être cité.
711. Hévélius publia, en 1690 , un catalogue plus ample et plusparfait, dans son ouvrage intitulé, Prodromus Astronomiae, in-fol. Lespositions en étoient déterminées par ses propres observations ; il con-tenoit 950 étoiles de l’ancien catalogue, 6 o 3 qu’il avoit observées,et 377 étoiles australes, d’après les observations de Halley à file deSainte-Hélene, avec de nouvelles constellations, dont nous avonsparlé ci-dessus (684). Son catalogue a été réimprimé à Londres_dansl’histoire céleste dont nous allons parler.
712. Le catalogue britannique de Fi.amsteed parut enfin à Lon-dres en 1712, dans son Historia Cœlestis , publiée d’abord en unseul volume in-folio. C’étoit sans comparaison le catalogue le plusparfait et le plus ample qu’on eût fait. On y trouve les longitudes,latitudes , ascensions droites et déclinaisons de 2884 étoiles , pour lecommencement de 1690, déterminées par des observations exacteset assidues , que Flamsteed , astronome royal à Greenwich , avoitf êtes depuis 1878 jusqu’à 1705, la plupart avec un arc mural placédans le méridien ( 520 ) ; mais dans les commencemens il s’étoit servides distances à deux étoiles.
Ce fut la première fois que les astronomes purent compter sur despositions d’étoiles, au point de s’en servir sans examen, pour con-clure celles des planètes. Ce catalogue a été la base de tous les calculs