et de tontes les théories des astronomes , jusqu’à nos jours , où l’on aentrepris de dresser de nouveaux catalogues.
713. Dans la seconde édition de l’Histoire céleste qui a paru en-suite en 1725, en trois volumes in-fol. le catalogue britannique estcorrigé', cette seconde édition est celle dont on se sert, et que j’aifait réimprimer dans le 8' volume de mes Ephémérides. Le mêmecatalogue renferme les longitudes , latitudes, ascensions droites etdistances au pôle de toutes ces étoiles, avec la variation en ascer.-sion droite et en déclinaison , pour un degré de mouvement en lon-gitude ; et à cet égard c’est le catalogue le plus complet que l’on aiteu. Les longitudes et les latitudes ont été insérées dans le premiervolume des Tables de Berlin, en 1776. Flamsteed donna aussi lecatalogue à part d’environ 600 étoiles zodiacales, que la lune et lesplanètes peuvent rencontrer, et dont il importe le plus d’avoir lespositions exactes. M. le Monnier l’a fait graver à Paris {il se trouvechez Dezauche, rue des Noyers).
714. On ne peut guere compter aujourd’hui sur les positions d’é-toiles tirées du catalogue britannique, si ce n’est à une ou deux mi-nutes près , pareeque bien des étoiles ont des mouveinens propres,qui sont encore inconnus, en sorte qu’il y en a plusieurs qui s’écar-tent un peu du mouvement commun (2771). J’en ai marqué plu-sieurs dans les Mémoires de l’Académie pour 1781, et M, de Lam-bic beaucoup plus dans la Connaissance des Temps de 1790.
715. Le premier catalogue de la Caille, publié en 1757, dansle livre qui a pour titre, Astronomiae Fundamenla, renferme 397étoiles principales , dont il avoit déterminé les positions avec uneexactitude inconnue jusqu’alors ; il donne dans le même livre lesobservations qui avoient servi à dresser le catalogue, savoir les hai>teurs correspondantes de toutes ces étoiles , prises au nombre de 10à 12 pour chaque étoile, et les distances au zénit, mesurées aussi àplusieurs reprises, avec deux instrumens de six pieds de rayon : cesB97 étoiles lui coûtèrent plus de temps et de peines que n’auroientfait 4000, en suivant la méthode des passages et des hauteurs méri-diennes. Aussi la Caille y avoit travaillé pendant dix ans , et tous les-astronomes ont regardé ces positions d’étoiles comme le vrai fonde-ment actuel de l’astronomie.
716. Ce premier catalogue a été suivi de celui de 1942 étoiles aus-trales; elles éLoient choisies sur le nombre d’environ dix mille, quela Caille observa au cap de Bonne-Espérance et aux îles de Franceet de Bourbon, depuis 1751 jusqu’en 1754, en les comparant auxétoiles primitives du catalogue précédent. O11 n’a point encore osé