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Tome premier.
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*4 6 . ASTRONOMIE, LTV. III.

les noms qui sont reçus, il est nécessaire d’apprendre à rapporter cesnoms aux objets qu’ils expriment; c’est ce qu’on appelle connoitrcles constellations , comme nous l’avons expliqué (art. 7) pour lagrande Ourse.

736. Quelques unes sont si aisées à reconnoîtrequ’il suffit d’endésigner la figure, pour qu’un observateur seul et isolé puisse lesdistinguer ; mais elles sont en petit nombre : aussi les seules constel-lations dont il soit parlé dans Homere et dans Hésiode, et, commeon le croit, dans le livre de Job ( 562 ) , sont la grande Ourse, le Bou-vier, Orion, le grand Chien, les Hyades , les Pléiades et le Scorpion,parceque ce sont véritablement les plus faciles à reconnoître, et cel-les dont la forme est la plus frappante.

737. On voit dans la première figure de cet ouvrage la forme de la

g rande Ourse, dont j’ai donné l’explication; je suppose qu’on l’aitien reconnue (7), et j’indiquerai ci-après le moyen d’y rapporterquelques autres constellations (744 etsuiv.) (a) . Mais commençonspar indiquer un moyen plus général et plus exact de connoître cha-que étoile en particulier par son nom.

738. Il sera difficile peut-être d’en venir à bout sans le secoursdes cartes astronomiques, ou d’un globe céleste: cependant, avecde la patience, on peut le faire par le moyen des catalogues, tels quecelui qu’on trouvera dans les tables jointes à cet ouvrage; il suffit decalculer le passage au méridien de l’étoile qu’on veut connoître, avecsa hauteur; on dirigera un quart-de-cercle sur une méridienne tra-cée comme on l’a dit (147) •> ou le mettra à la hauteur calculée ; alorsle quart-de-cercle indiquera l’étoile que l’on cherche , et on la verraparaître à l’extrémité du rayon , ou dans la lunette du quart-de-cer-cle , à l’heure du passage de cette étoile au méridien.

739. Pour faciliter cette maniéré de reconnoître les étoiles à ceuxqui ne voudraient avoir aucun calcul à faire, j’ai mis dans la tablesuivante l’heure et la minute du passage au méridien des principalesétoiles , pour le premier jour de chaque mois. J’ai choisi l’année1786, moyenne entre deux bissextiles : mais la table servira pourtoutes les autres années, sans qu’il y ait plus de 2 minutes d’erreur àcraindre. La précession 11’y change guère qu’une minute en 20 ans.On peut même éviter cette erreur de 2 minutes, en ajoutant une

(a) M. Darquier a donné à la fin deses Lettres sur l’Astronomie, 178 6, desfigures et une méthode qui peuvent fa-ciliter aussi cette étude ; et M. Ruelle,l’un des astronomes de l’Observatoire ,

a publié , en 1787 , une carte où l’onvoit avec facilité les constellations quisont dans le méridien à 10 heures dusoir chaque jour de l’année.