CONNOÎTRE LES CONSTELLATIONS. 2 q 7minute à chaque passage, quand on voudra l’avoir pour une annéequi précédé ces bissextiles , comme 1791, 1795, etc. et ôter 2 minu-tes pour les années bissextiles 1792, 1796 ; il faudra ôter une minutedes passages au méridien qui sont calculés dans la table, pour lesréduire aux années qui suivent les bissextiles, telles que 1789, 1793,etc. La table suivante n’exigera aucun changement pour les annéesmoyennes entre deux bissextiles, comme 1790, 1794 , etc.
740. Exemple. Le premier octobre je veux connoître dans le ciell’étoile appellée Sirius, ou le grand Chien ; je vois dans la table sui-vante qu elle passe au méridien le premier octobre à i8 h 2', c’est-à-dire le 2 octobre à 6 h 2' du matin, et que sa hauteur méridienne pourParis est de 24° 44'; je place un quart-de-cercle dans le plan duméridien à 6 h 2' du matin , et je le mets à la hauteur de 24° | ; j’apper-çois à l’instant que ce quart-de-cercle est dirigé vers une belle étoile,et je reconnois que c’est là Sirius.
La derniere colonne de cette table contient l’heure du passage del’équinoxe au méridien w , à laquelle on ajoute l’ascension droited’une étoile quelconque, qu sa distance au point équinoxial, con-vertie en temps, pour avoir l’heure de son passage au méridien (994).La hauteur méridienne de chaque étoile se trouve en tête de la co-lonne, et au-dessous du nom de l’étoile.
741. Il faut observer que les temps marqués dans la table sui-vante sont des temps comptés astronomiquement, c’est-à-dire d’unmidi à l’autre pendant 24 heures : ainsi quand on voit dans la pre-mière colonne que l’étoile Aldebaran passe au méridien le premierjuin à 23 h 42', cela veut dire le 2 à 1 i h 42' du matin, parceque lepremier juin ne commence qu’à midi de ce jour là, suivant les astro-nomes ; il ne finit, suivant eux, qu’à midi du lendemain, lorsquedans la société il y a déjà 12 heures que l’on compte le 2. juin ,temps civil.
(a) Je n’entends pas sous ce terme le rîdien à midi, convertie en temps (991 )-vrai moment du passage, mais la quan- A l’égard des étoiles, c’est le véritable,lité dont l’équinoxe est éloigné du mé- moment de l^ir passage.