1786 à midi. Elle est quelquefois plus petite que Ç, et quelquefoisplus belle (Phil. Trans. 1786, p. 48 et 202). '
823. Le changement de couleur qu’on prétend être arrivé dansSirius, paroît encore iine chose bien singulière; Barxer a remarqué,d’après les témoignages d’Aratus, deSéneque, d’Horace, de Ptolé-mée, que cette étoile étoit autrefois très rouge, quoiqu’elle soit au-jourd’hui d’une blancheur décidée , sans aucune teinte de rouge( Philos. Transact. 1760, p. 498)* M. Bailly explique ces change-mens de couleurs , par les différens degrés d’incandescence ( Hist.de l’Astr. mod. Il , 709).
824. Au sujet des étoiles nouvelles ou changeantes, il faut voirDuhamel, Hist. Acad. p. 363 , édit, lat.'de 1698; Mém. de ïAcad.1704, 1706, 1709, 1713, 1719 \ Miscell. Berol. 1710 ; Philosoph.Transactions, 1666, n°. 19; 1667, n°. 25 ; 1668, n°. 35 ; 1670, n°\65 , 66, 67 ; 1671, n°. 73 ; 1672, n° ! . 81,82 ; 1676, n°. 126; 1673,n°. 92; 1677, n°. 1 34 ; I7i5, n°. 346; 1783, et sur-tout 1786, p.191, par M. Pigott, qui s’est occupé avec assiduité et avec succès deces sortes d’observations.
M. Herschel a fait une révision exacte du ciel, et il a reconnu queplusieurs étoiles du catalogue de Flamsteed ne se trouvent plus, soitqu’elles aient disparu, ou qu’il y ait eu erreur dans le catalogue (Phil.Trans. 1783 , p. 25 o). M. Koch en a aussi marqué dans Mayer(Eph. Berlin, 1789). On ne pourra prononcer sur ces disparitions,que quand la même étoile aura été mise dans deux catalogues diffé-rens, et qu’elle ne se trouvera plus.
Ces variations des étoiles sont bien dignes de l’attention des obser-vateurs curieux. Le moyen le plus sûr de les découvrir seroit d’obser-ver de temps en temps toutes les étoiles, et d’en dresser des catalogues.Un jour viendra peut-être où les sciences auront assez d’amateurspour qu’on puisse suffire à ces détails. La mort prématurée de M.Goodricxe a retardé le progrès de nos connoissances à cet égard.
Sur la cause des changemens de liimiere dans les étoiles
825. Il est difficile de se former une idée nette de la cause quipeut faire changer et disparoître les étoiles, ou nous en montrer denouvelles. Riccioli imagina que peut-être il y avoit des étoiles quin’étoientpas lumineuses dans toute leur étendue, et dont la partieobscure pouvoit se tourner vers nous, plus ou moins, suivant le»temps (Almag. i 65 i , 11 , 177).