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Tome premier.
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273
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DES NEBULEUSES. 273

Kirch en 1681 apperçut entre les étoiles informes qui precedentle pied droit ou boréal d’Antinoüs, une quatrième nébuleuse, quine paroissoit point à la vue simple, mais qu’il observa dans unelunette de quatre pieds -, elle est aussi décrite et figurée dans lesMémoires de 1759. Halleyen observa une dans le Centaure en 1677,et une autre en 1714 dans la constellation d’Hercule; Hévélius donna'en 1690 , dans son Prodromus astronomiac , un catalogue de toutesles nébuleuses qui avoient été apperçues jusqu’alors, et MaupertuisJL’a inséré dans son livre de la figure des Astrçs, sec. édit. p. 1 06 .

M. le Gentil apperçut en 1749, dans la constellation d’Andro-mede, une petite nébuleuse, située à i° 10' au midi de l’ancienne(83 6 ) ; elle n’a qu’environ une minute de diainetre, au lieu que l’an-cienne en a 1 5 1 {Mém. présentés, t. II, p. r38). Il y parle de plu-sieurs autres nébuleuses nouvelles, qu’il dit avoir observées.

La nébuleuse de la Lyre est ronde et bien terminée , mais foibleet pâle, en sorte qu’on la prendrait pour une planete peu lumineuse.M. Darquier l’a observée en 1779.

838. On connoît sous le nom de Nébuleuse du Cancer { 602 ) , unpetit ainas de plusieurs étoiles qui sont très distinctes dans la lunette,et qui ne se confondent à la vue simple qu’à cause de leur grandeproximité {Mém. Acad. 1707). Dans ce sens, les Pléiades mêmespeuvent passer pour une espece de nébuleuse; et la Caille en ditautant de l’étoile fl du Navire, de troisième grandeur, qui étant en-tourée d’un grand nombre d’étoiles, de sixième, septième et hui-tième grandeur, ressemble aux Pléiades.

839. La Caille, en travaillant à ses observations de dix mille étoilesaustrales au Cap de Bonne-Espérance, marqua toutes les nébuleusesqui se présentèrent dans sa lunette; il en donna la position {Mém. Ac.

1755), et il y en a de très singulières ; elles sont au nombre de 42 , etil en distingue 14 de chacune des trois especes ; savoir, 14 nébuleu-ses, où il ne voyoit dans sa lunette aucune apparence d’étoiles; 14où il ne voyoit qu’un amas d’étoiles distinctes , et 14 où il reniarquoitdes étoiles de sixième grandeur ou au-dessous , entourées ou accom-pagnées de taches blanches, ou de nébuleuses delà première espece.Il ne se flattoit pas d’avoir remarqué toutes les nébuleuses de la pre-mière et de la troisième espece, parceque la lumière du crépusculeet celle de la lune ont dû lui en dérober plusieurs, et qu’il y a desparties du ciel qu’il n’a pas observées par des temps bien clairs etsans crépuscule.

840. On voit du côté du pôle austral deux blancheurs remarqua-bles , qu’on appelle le grand et le petit nuage, ou bien les Nuées de

Tome I. M m