274 ASTRONOMIE, L 1 V. III.
Magellan, mais qne les Hollandois et les Danois nomment les Nuéesdu Cap, parcequ’en approchant ou du détroit de Magellan, ou duCap de Bonne-Espérance, on a dû les remarquer; elles ressemblentparfaitement à la voie lactée, et quelle que soit la cause de la blan-cheur de celle-ci, il est probable que c’est la même que pour lesdeux nuages de Magellan (la Caille, Mém. ij 55 , p. 195).
On remarque aussi dans la partie australe dn ciel un espace deprès de trois degrés d’étendue en tous sens, qui paroît d'un noirfoncé, il est dans la partie orientale de la Croix du sud ; mais cetteapparence n’est causée, selon la Caille, que par la vivacité de lablancheur de la voie lactée qui renferme cet espace, et qui l’entourede tous côtés {Mém. 1755, p. 199). M. Forster ne trouve pas cetteexplication suffisante, et il dit qu’il y a un espace plus grand et plusnoir dans le Chêne de Charles. Les Anglois les appellent sacs à char-bon ( Eph. de Berlin, 1790). On sent d’ailleurs qu’une partie duciel où il y aura beaucoup moins d’étoiles que dans tout le reste, peutparaître beaucoup plus sombre.
On peut voir sur les anciennes nébuleuses les Mémoires de l’Aca-démie , années 1707 , 1731, 1734 , p. 80 ; 1765, p. 194 ; 17% , p,453 ; les Transactions Philosophiques, 1667, n a . i 5 ; 1676, n°. 12a;1716, n°. 347; et celles de 1733, n°. 428, où est le Mémoire deDerham sur les nébuleuses. Voyez aussi l’ouvrage d'Hévélius, inti-tulé , Astronomiae Prodromus , 1690; celui de Boulliaud quia pourtitre , Ismaelis Bullialdi ad Astronomes Monita duo ; primum deStella Ceti, alterum de Nebulosa in Andrornedae cinguli parte borea,ante biennium iterlun orta, 1666, dont l’èxtrait est dans les Transac-tions Philosophiques de 1666, n°. 21 ; le second volume des Mé-moires présentés, p. i 3 7; les Mémoires de 1759, où M. le Gentil aparlé de différentes nébuleuses. M. Messier a donné un Mémoireintéressant sur les nébuleuses, et un catalogue de toutes celles qu’il aobservées {Mém. Ac. 1771 ; Ephem. t. VIII; Connoiss. des Temps ,1783, 1784). M. Bode, dans le recueil des tables de Berlin, a inséréle même catalogue. M. Mechain en avoit découvert plusieurs, ainsique M. Messier, en cherchant des cometes.
841. Les vraies nébuleuses me paroissoient être de petites portionsde la matière lumineuse dont j’ai parlé à l’occasion de la voie lactée ; ilme semble aujourd’hui qu’on doit les regarder comme des amas d’é-toiles, situées fort près l’une de l’autre, et qu’on ne peut distinguer:c’est le sentiment de Cassini {Elém. d’Astron. p. 78). « Mais, disoit*< la Caille, cela n’est pas certain, car avec quelque attention que« j’aie considéré les extrémités les mieux terminées, soit de la voie