« lactée, soit des nuages, je n’y ai rien apperçu avec une lunette de« 14 pieds, qu’une blancheur dans le fond du ciel, sans y voir plus« d’étoiles qu’ailleurs , où le fond étoit obscur » ( Mém. Ac. 1 j 55 ,p. ipS). Mairan voyant quelque analogie entre la lumière zodia-cale et ces nébulosités , pensoit qu’on pourroit les attribuer à l’at-mosphere de plusieurs étoiles : ce La figure irrégulière de la nébuleuse« d’Orion et sa continuité n’ont rien qui doive surprendre, dit-il-,« des positions différentes et une distance si énorme ne sauroient« manquer de confondre, ou de mutiler à nos yeux la plupart desce atmosphères , et pourroient fort bien nous en montrer l’assem-« blage sous la figure que cette clarté représente >> (Tr. de l’aur.bor. 2 . 63 ).
842. Enfin M. Herschel a reconnu dans le ciel des couches oustrata qui sont si féconds en nébuleuses, qu’en une demi-heure ilen découvrit 31 en promenant son télescope dans une de ces couches( Philos. Trans. 1784, p. 44 2 )î et il a donné un catalogue de millenébuleuses ou amas d’étoiles (Phi/. Trans. 178 6).
843. Des nébuleuses qui paroissôient sans étoiles, comme cellequi est près de la chevelure de Bérénice, marquée 53 dans la Con-noissance des Temps de 1784, ascension droite 195° 3o', déclinai-son 19 0 2V , B. en 1777, deviennent des amas d’étoiles {Ibid. p.
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Celle qui est marquée 5 dans la Connoissance de Temps de 1787,p. 239 , entre la Balance et le Serpent, est un essaim prodigieux d’é-toiles qui se rapprochent en avançant vers le centre où elles se con-fondent en une lueur blanchâtre; ascension droite en 1784, 236°29',déclinaison B. 2° 5 ^. Il n’y a rien de plus singulier dans le ciel queces deux assemblages d’un nombre immense de petites étoiles.
Nous avons donc lieu de croire jusqu’à présent que les nébuleusesne sont que des amas d’étoilespuisse les distinguer.
844* La lumière zodiacale est une clarté , ou une blancheursouvent assez semblable à celle de la voie lactée, mais plus foible,que l’on apperçoit dans le ciel en certains temps de l’année aprèsle coucher du soleil, ou avant son lever, en forme de lance, ou depyramide, de cône, de conoïde, ou de fuseau, dont la base est versle soleil ; son axe, incliné à l’horizon, est tout entier dans le zodia-que , dont cette lumière suit la direction : elle fut découverte et ainsinommée par Dominique Cassini, en i683.
La lumière zodiacale n’est autre chose que l’atmosphere du soleil ;c’est un fluide, ou une matière rare et ténue, lumineuse par elle-
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qui sont trop éloignées pour qu on