MOUVEMENT DU SOLEIL. 289
ensuite T C parallèle et égale à B H, et que du point C, comme cen-tre , nous décrivions un autre cercle A HP A, dont le rayon CA soitégal à TB ou TN; ce cercle A HP sera précisément la même choseque l’excentrique décrit par le soleil dans l’hypothese précédente(8 65 ) , tel que le supposoit Ptolémée. Si nous considérons le point H(fig. 24) de la première hypothèse, comme étant le vrai lieu au soleillorsqu’il avoit décrit réellement AH, nous trouverons que l’angleA CH est le même dans les deux cas et dans les deux figures, c’estle mouvement réel du soleil, tandis que le mouvement apparent, vudu point T, est plus petit, ou d’un moindre nombre de degrés queAH, parcequ’il est vu de plus loin, la distance TA du soleil dansl’apogée étant plus grande que la distance CA; l'arc AH décrit surl’excentrique dans la première hypothèse, est le même que l’arc NBdécrit par le centre de l’épicycle dans la seconde hypothèse; l’un etl’autre est proportionnel au temps, c'est-à-dire augmente de 5 <^ &"■par jour : 1 inégalité dans la première hypothèse consiste en ce quel’arc AH est vu du point T, au lieu d’être vu de son centre C; etdans l’hypothese des .épicycles , c’est toujours la quantité AH vuedu point T , qui est le véritable mouvement du soleil, puisqu’il étoiten À au commencement du mouvement, et qu'il se trouve'parvenuen H. La seule différence est que cet arc AH n’est pas décrit direc-tement , mais qu’il est le résultat de deux mouvemens qui produisentle même effet. Quand le centre de i’épicycle est arrivé au point E,le soleil étant à la partie inférieure de l’épicycle se trouve en P; etcomme il avance toujours du même sens, il paroit avoir une vitesseplus grande, puisque les deux mouvemens qui vers A se détrulsolenten partie, se réunissent dans le dernier cas. Ainsi l’on explique éga-lement dans ces deux hypothèses l’inégalité apparente du soleil, vude la terre, en supposant le mouvement égal et circulaire. M. Godina donné la théorie des épicycles dans les Mémoires de TAcad. pour1733. Mais comme nous ne faisons plus d’usage des cercles pourcalculer les inégalités des planètes, il est inutile de nous étendredavantage sur cette matière; ce sera dans le VI e livre que nous trai-terons de la véritable figure des orbites, et de la méthode exacte qu'ilfaut suivre pour déterminer les mouvemens des planètes <a) .
(a) Cette inégalité du soleil, que tous cycle, fut également observée dans lesles anciens expliquoient par le moyeu planètes, qui toutes ont en effet desd’une orbite excentrique ou d’un épi- orbites excentriques.
Tome I.
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