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Tome premier.
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288 astronomie, liv. IV.

que notre terre est placée en T. Cette différence CT entre le point d’oftnous observons, et celui autour duquel se fait le mouvement réel,est la cause, selon lui, de l’inégalité apparente du soleil. En effet,l'arc G AH étant plus éloigné de nous que l’arc FPi, doit pa oîtreplus petit, même en le supposant égal et parcouru dans le mêmetemps, parcequeles objets paraissent d’autant plus petits qu'ils sontplus éloignés de nous.

Dans cette hypothèse d’un cercle excentrique parcouru uniformé-ment, il est aisé de connoître le lieu où doit être le soleil, vu de laterre, pour un temps donné , par exemple, 3o jours après le passagedu soleil par 1 apogée A ; car au bout de 3o jours le soleil doit avoir faitdans son cercle un arc AB de 29° 34', à raison de 5q f 8" par jour,qui est son mouvement moyen; ainsi l’angle ACB est de 29 0 34*, etson supplément B CT de i5o° 2 6 '. Dans le triangle B CT l’on con-noît le côté C B supposé de 10000, l’excentricité C T de 336, et l’an-gle compris ; on cherchera par la trigonométrie l’angle CTB, quisera de 28° 38'; c’est le chemin que le soleil, vu de la terre T, paraîtavoir fait depuis qu’il est parti de son apogée A, au lieu de 29° 3q'qu’il a faits réellement ; la différence qui est de 56' est Féquation ou1 inégalité du soleil; c’est la quantité dont il est moins avancé pournous qu’il ne devrait l’être s’il avoit fait tous les jours 59' 8" constam-ment et uniformément, vu de la terre, ou si la terre avoit été placéeau centre C de son cercle, d’où elle l’aurait vu avancer toujours de lamême quantité.

L’angle AT B est le mouvement vrai depuis l’apogée, ou Y anoma-lie vraie ; l’angle A C B ou l'arc A B est le mouvement moyen, ou F <2-nomalie moyenne; l’angle C BT, qui est leur différence, est Y équa-tion de l’orbite , ou l’équation du centre.

868. Ce que nous venons d’expliquer par un cercle excentrique,peut s’expliquer tout de même par un épicycle, mis sur un cerclehomocentrique, c’est-cà-dire dont le centre réponde au centre mêmede la terre (Copernic, 1. III, c. i5). Soit T (fig. 2 5) la terre, ou lecentre du cercle que le soleil est supposé décrire; G H K F épicycle,dont le centre B parcourt uniformément la circonférence NB d’occi-dent en orient, tandis que le soleil lui-mêine parcourt l’épicycle ensens contraire de G en II, ou d’orient en occident. On suppose quele point G qu'on appelle l’apogée de l’épicycle , parcequ’il est le

f )lus éloigné de la terre, se soit trouvé sur le rayon T C N A, quande centre de l’épicycle étoit en N ; on prend l’arc G H égal en nombrede degrés à l’arc NB, et le point H est le lieu où doit être le soleil,tandis que le point B est le centre de l’épicycle. Si nous prenons

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