Band 
Tome premier.
Seite
312
JPEG-Download
 

312 ASTRONOMIE, LIV. IV.

où elle brilloit assez pour être apperçue de jour. Nous allons rap-porter pour exemple de l’ancienne méthode le procédé de Ptolé-niée, par lequel il détermina la longitude de Régulas ou du Cœurdu lion.

Le 23 février de l’an i 3 p, vers les 5 heures du s.oir ou ur. peuavant le coucher du soleil, Ptolémée, en dirigeant l’écliptiqre deson astrolabe vers le soleil, trouva que la lune étoït éloignée dusoleil de 92 0 ;, c'esl-à-dire de 3 S 2 0 7’ 3 o", qui ajoutés à la long tudedu soleil, qu’il connoissoit par les observations des équinoxes (861)de 1 i s 3 ° 3 ' donnent 2* 5 ° 10' ; pour la longitude de la lune à 5 hdu soir. Une demi-heure après, le soleil étant couché, les étoilescommençant à paraître, et la lune ayant fait 16' de degrés, Pto-lémée trouva que Régulus étoit plus avancé que la lune de 5 y° 10':ajoutant cela à la longitude de la lune augmentée de 1 5 ', et dimi-nuée de 5 ' à cause de la parallaxe qui étoit devenue plus grande,il trouva 4‘ 2 0 3 o' pour la longitude de l’étoile -, ainsi elle étoitéloignée du solstice d’été (al? aestiva solis conversione) suivamtle langage des traducteurs, de 32 ° {. (Almag. VII, 2, pag. 58 )-

Telle étoit la longitude de Régulus, par le moyen de laqilg]}gPtolémée pouvoit ensuite aisément déterminer celles des autiesétoiles en voyant sur un astrolabe qu’il dirigeoit le long de l’éclip-tique, combien une étoile étoit plus avancée que l’autre dans l’é-cliptique , c’est-à-dire, quelle étoit leur différence de longitude.L’astrolabe dont on se servoit pour observer, étoit une espece degrande sphere armillaire, dont un cercle représentoit l’éclipticpieet se dirigeoit au ciel dans la situation de l’écliptique; on ne s ensert plus depuis que la méthode des ascensions droites nous a pro-curé plus d’exactitude avec plus de commodité dans les observa-tions.

914, Au lieu de l’astrolabe des anciens, Tycho, Ilévélius etFlamsteed ont souvent déterminé les longitudes des planètes etdes étoiles, en mesurant avec des quarts de cercle ou des sextansleurs distances à deux autres étoiles fixes dont les longitudes et la-titudes étoient connues,

Le 24 août 1093, suivant les observations de Tycho-Brahé, jetrouve qu’à Uranibourg la vraie distance de Mars à l’épaule gauchedu Verseau £ étoit de 28° 54' 5 <)”, et sa distance à la luisante a duBelier, 5 1° 4 $’ 1"; je suppose que la longitude de l’épaule du Ver-seau étoit alors 10 5 17 0 43 ' 36 ", et sa distance au pôle boréal de l’é-cliptique ou le complément de sa latitude 8i° 22' o", la longitudede la luisante «j du Belier i ! i° 58 ' 55 ", et sa distance au pôle bo-réal de l'écliptique 8o° 2' 3 i". Soit