3a8 ASTRONOMIE, L I V. IV,
dans le livre suivant, par la rotation delà terre autour de son axe,rotation qui est supposée uniforme, parceque l’on n’a point encoreapperçu de phénomènes qui puissent y dénoter quelque inégalité;on la suppose donc parfaitement égale, soit pour le temps où noussommes, soit pour les siècles passés.
949. Cependant l'inégalité des rotations de la terre pourroit allerà 2 ou 3 secondes de temps dans l’espace d’un au, sans qu'il fûtpossible de s’en appercevoir parles observations : ces rotations pour-raient être plus ou moins longues actuellement que dans les sièclespassés , sans que la différence fut sensible dans les moyens mouve imens des planètes, qui ne sauraient être déterminés exactement parles anciennes observations ; il faudrait avoir détermiué pendantplusieurs siècles la longueur du pendule simple qui sert à mesurerles jours (271 o), pour avoir lieu de présumer que les durées des ro-tations de la terre sont constantes, et il pourroit encore arriver quele pendule fût constant, malgré le changement de la rotation de laterre.
9^0. Les forces de la lune et du soleil sur le sphéroïde applati(3692); lèvent général qui régné sans cesse d’orient en occident surla surface de la terre, qui fait 20 ou 3 o pieds par seconde, et quifait traverser en 70 jours l’espace de plus de 2000 lieues, qui setrouve entre l'Amérique et les Philippines ; le mouvement géné-ral de la mer d’occident en orient, qui a été remarqué par diversobservateurs <3) : tout cela peut affecter, dans la suite des siècles ,le mouvement de rotation de la terre , et par conséquent changer unpeu la durée des jours, que nous supposons uniforme. Cependantn’ayant jusqu’ici aucun moyen d en constater la différence, ni au-cune raison de croire qu’elle soit sensible , nous supposerons les ro-tations de la terre égales. et les retours d'une étoile ou d’un pointfixe quelconque du ciel, par rapport au méridien, parfaitementégaux ; nous ne considérerons clans les jours d’autre différenceque celle qui provient du mouvement annuel, et qui affecte les re»-tours journaliers du soleil au méridien.
95i . Le soleil, par son mouvement propre d’occidentversrorient,avance tous les jours d’environ un degré, ou 5 o> 8" l’un portant
(a) Histoire naturelle de M. deBuffon , preuves de la théorie de laterre, art. 12 ; Varenii Gcographia ;Voyages de Narbroi/g ; Encyclopédiein-folio, tome VI, pag. 909 ; Mém.Acad. 1757 , pag. 417 ; Fri si , de
motu diurno terrce disserlatio ; Piecasur la nature et la cause des Courans ,
Î iar Daniel Bernoulli, qui a remportée prix de l’Académie en 1751 , et quifait partie du septième volume, publiéen 1769.
l’autre