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Tome premier.
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340 ASTRONOMIE, EIV. IV.

2" de temps, qui sont naturellement comptées sur l’écliptique,excepté les 3"q pour la seconde partie de la nutation : il n’en peutrésulter qu’une différence d’un cinquième de seconde, en plus ouen moins ; mais il est toujours vrai de dire que l’on doit compter surl’équateur, et non pas sur l’écliptique, cette partie de l’équation dutemps. Supposons que l’on ait 34" pour la somme des 3 petiteséquations du soleil comptées sur l’écliptique ES (fig. 23 ), et qu’onveuille les rapporter à l’équateur EA : on trouvera (4039) que lepetit changement que les 34” de l’écliptique produisent sur l’équa-teur E A , = 1 IC| - cc . h| \ Pour en faire usage , on ôte du lo-

7 C0vS. a déclin. Qy o 7

garilhme constant 8,78642, le double du log. cos. de la déclinaisondu soleil, et l’on ajoute le logarithme du mouvement en longitude ,ou de la somme des petites équations ; l’on a celui du nombre dessecondes de temps. Dans notre exemple , si la déclinaison du soleilétoit de 23° 28', la troisième partie de l’équation du temps seroit de2"5 de temps, au lieu de i"'5 qu’on auroit eues, en se contentant deconvertir seulement les 34” eu temps.

972. L’équation du temps éLoit connue et employée même dutemps de Plolémée , qui en parle dans son Almageste, ( liv. 111,ch. 10 ). Cependant Tycho-brahé n’employa que la seconde partiede l'équation, qui dépend de l’obliquité de l’écliptique ; mais Képlerl’employa tout entière. ( Tah. Rudol. pag, 35. Epit. Astr. Coper.pag. 280, 286, 720.) Il soupçonnoit encore que les jours étaient iné-gaux par une troisième cause ; savoir , l’inégalité des rota Lions de laterre sur son axe ( Tah. llucl. page 33. Epit. pag. 287,721 ). Ilvovoit aussi que les mouvemens de la lune demandoient une autreéquation du temps qu’il ne connoissoit pas exactement ’, enfin iln’éloit pas assez décidé sur cette matière; Longomontanus, Lans-berge et Morin disputoient sur la forme et sur la cause de l’équationdes jours ( Riccioli, 7, 179). Street, dans ses tables carolines, s’étoittrompé sur les signes de la première partie.

L’équation du temps, telle qu'on 1 emploie aujourd'hui, et quenous venons de l’expliquer (968), ne fut généralement adoptéequ’en 1672, lorsque Flamstecd publia une dissertation sur ce sujetà la suite des œuvres d'IIoroccius.

973. Le temps moyen (a) , égal ou uniforme, est proprement celuides astronomes, car le temps vrai ou apparent leur est indifférentet inutile , ils ne l’observent que pareequ’il sert à trouver le temps

(a)Temps égal , lempus œquatum. Il ya des auteurs qui l’appellent temps vrai,et ils appellent l’autre temps apparent, par exemple Newton, L. II], prop. 41.