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balle décrit la diagonale de ces deux directions, et cette diagonaleest courbe, parccqu’une des deux vitesses est retardée, et ensuiteaccélérée, tandis que l’autre est uniforme, et qu’on a par conséquentune suite de diagonales qui sont différemment inclinées, parceque-le rapport des côtés varie continuellement.
1082. Un boulet de canon qui seroit lancé perpendiculairementvers le zénit, retomberait vers le canon , quoique pendant le tempsque le boulet étoit en l’air, le canon ait avancé vers l’orient avec laTerre de plusieurs lieues (il doit faire six lieues et un quart par mi-nute sous l’équateur ). La raison en est évidente: ce boulet en s’é-levant en l’air , n’a rien perdu de la vitesse que le mouvement de laTerre lui a communiquée ; ces deux impressions ne sont pointcontraires, il peut faire Une lieue vers le haut, pendant qu’il en faitsix vers l’orient ; son mouvement dans 1 espace absolu est la dia-gonale d’un parallélogramme, dont un côté a une lieue, et l’autre six::il retombera par sa pesanteur naturelle , ensuivant une autre dia;gonale ( courbe à cause de l’accélération ), et il retrouvera le : canonqui n’a point cessé d’êLre situé, aussi bien que le boulet, sur laligne qui va du centre de la Terre jusqu’au soinjmet de la ligne oùil a été lancé w .
Newton proposoit, en 1679, c ^ e ^ re line ex Jpérience avec unboulet que l’on ferait tomber verticalement d'une grande hauteur,,pour reconnoltre si la Terre avoit un mouvement diurne ; il disoitque le boulet devoit tomber à l’orient de la verticale, si la Terre a unmouvement : peut-être il vouloit parler d’une petite différencequi vient de la courbure de la Terre et du défaut de parallélisme-des lignes verticales ; aussi, dans l’expérience du boulet qui seraitlancé de bas en haut, il y aurait non pas quelques lieues, maisquelques toises de différence dans le point où retomberait le boulet;ce seroit, sous l’équateur, 12 toises, en supposant la vitesse verti-cale de i 5 o toises par seconde , et le boulet devrait tomber à l’oc-cident. (D’Alembert, Hist. de l’ac. 1771, p. 10. Opuscules, tom..VII, p. 027. )
1083. Pour que le boulet que l’on lance en l’air restât sur unemême ligne perpendiculaire au-dessus du point d’où il étoit parti,sans tourner avec la Terre , il faudrait qu’il y eût une cause en l’air,
(a) Cette expérience est fort difficileà bien faire , àcause de la difficulté d’a-voir un canon bien calibre et bien ver-tical. IVlcrsenne et Petit l’entreprirentdans le dernier siècle ; et ils 11e retrou-
vèrent pas leur boulet. ( Varignon , pré-face des Conjectures sur la cause dela Pesanteur). A Strasbourg,on l’a trouvéà 367 toises de distance. Journal dessav. déc. 1771 -