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Tome premier.
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ici 6 ASTRONOMIE, I I V, V.

dans tontes les planètes, qu’après avoir paru se mouvoir quelquetemps d’occident en orient, suivant l’ordre des signes , elles s’arrê-tent peu à peu et rétrogadent ensuite (1072). La rétrogradation deSaturne dure environ i 38 jours ; celle de Jupiter 120 ; celle de Mars70 ; celle de Vénus 42 ; celle de Mercure 22 jours : on en verraci-après le calcul rigoureux (1192). L’arc de rétrogradation est de6 ° pour Saturne , de io° pour Jupiter , de i 5 ° pomr Mars , de 16 0pour V nus ; il est entre 9°et z 5 ° pour Mercure. C es rétrogradationsreviennent toutes les Fois que les planètes inférieures se trouventen conjonction avec le Soleil, ou les planètes supérieures en oppo-sition , c’est-à-dire qu’elles dépendent de la position du Soloil, oudu mouvement annuel : pour les expliquer dans le système dePtolémée , il falloit faire mouvoir chaque planete dans un c'picycle,par un mouvement qui dépendoit de la longueur de l’année , ouplutôt des retours des planètes à la conjonction, ou à l’opposi-tion , et qui éloit différent pour chaque planete ( 1073). Joutecette complication disparoît dans le système de Copernic : d devoitdonc être bien pins porté à 1 admettre, que les anciens Pythagoriciens,qui 11e connoissoient pas aussi bien ces inégalités des planètes; etce fut en effet la première raison qu eut Copernic de chercherd’autres hypothèses que celle de Ptolémée , pour expliquer lesiuouvemens planétaires.

1087. Cependant Copernic n’offrit ce nouveau système quecomme une hypothèse: «J’ai pensé, dit-il au Pape Paul III d a ns-ec son épître cljdicatoii'e, qu’on me permettroit facilement d’exa-cc miner si, en supposant le mouvement de la terre, on pouvoitcc trouver dans celui des corps célestes une explication plus dé-cc monstzative ( firmiures demonslrationes ) ». Il imitoit en celaPtolémée, qui avertit précisément son lecteur de ne pas croireque les choses se passent dans le ciel comme les mathématiciensl’imaginent, disant qu’il ne convient pas de mettre en parallèledes choses divines et célestes avec des machines et des idées hu-maines; mais l’aveu que Ptolémée avoit fait malgré lui par la coin-

Î ilication des hypothèses de son temps, Copernic étoit obligé dee faire pour sauver les bienséances de son état. Engagé dans l’étatecclésiastique, et sachant qu’on lui opposerait le témoignage del’Écriture (1 io 5 ), il voulut prévenir la persécution , en mettant sonouvrage sous la protection du S. Pere, et en n’afhrmant qu’avecune extrême réserve ce qui pouvoit scandaliser les ignorans. Lesastronomes lui ont rendu plus de justice qu’il n’en paroissoit exiger;et dès le temps de Galilée et de Kepler, en r>6oo, sur-tout après