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Tome premier.
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^lO ASTRONOMIE, L I V. V.

« et de la huitième sphere, mais que le Soleil est le centre des« cinq autres planètes. »

Dans l’ouvrage que j'ai cité (1090), et qu’il fit quelques annéesaprès, à l’occasion de la comete de 1577, Tycho parle fort aulong de son sysLeni e(pag. 1 85 ). Voici la traduction d'un passage :« Avant que de faire voir en quelle partie de l’espace éthéré et« vers quelles orbites la comete de 1077 a dirigé son cours , je«suis obligé de parler ici de l’assemblage total des orbites plané-« taires , en exposant ce que j’ai imaginé là-dessus il y a quatre« ans (Tycho l’avoit imaginé vers i 582), quoique j’eusse résolu jus-te qu ici de le réserver pour un Traité d’astronomie. J’avois re-« marqué que l’ancien système de Ptolémée n'éloit point naturel :« la multitude des épicyclcs dont il se sert pour expliquer les mon-te vemens des planètes par rapport au Soleil, leurs stations et leurs« rétrogradations, et une partie de leurs inégalités apparentes , est« superflue -, ces hypothèses mêmes pechent contre les principes de« l’art, en supposant ces inouvemens égaux, non autour de leur« centre propre et naturel , mais autour d’un point étranger, c’est-« à-dire d’un autre cercle excentrique, qu’ils appellent YdguanC« (1070). Mais aussi je n’approuvois pas cette nouveauté intro-« duite par le grand Copernic , à l’exemple d’Aristarque de Samos« ( 3 18), dont parle Archimede dans son livre de Arenac numéro,« adressé à Gédion w , roi de Sicile , quoiqu’elle corrige, de la« maniéré la plus savante, tout ce qu’il y a d’inutile et de défec-« tueux dans le système de Ptolémée , et qu’elle ne renferme rien«qui soit contre les principes des mathématiques : cette lourde« masse de la Terre, si peu propre au mouvement, ne sauroit être« ainsi déplacée et agitée d’une triple maniéré , comme un corps cé-« leste, sans choquer les principes de la physique ; l’autorité des« saintes Ecritures s’y oppose. Je parlerai ailleurs de ces divers« inconvéniens, comme aussi de celui qu'il y auroit à supposer« un espace immense entre l’orbiLe de Saturne etlahuitiemespnere,« qui ne seroit occupé par aucun astre. Je voyoisdoncque, desdeux« côtés, il y avoit des absurdités : je me mis à examiner sérieu-« sement s’il y avoit quelque hypothèse qui fût parfaitement d’ac-« cord avec les phénomènes et les principes mathématiques , sans« répugner à la physique, et sans encourir les censures de la

(a) C’est Gelon. VoyezI’Arcliimede de Barrow, 1675, p. 277. Archimede yrapporte expressément que, suivant Aristarque, la terre étoit emportée dans uncercle autour du soleil, placé au milieu de son cours.