DU SYSTÈME DE T Y C H 0-B R A H È. /j U
«théologie; je réussis au delà de rues espérances, et je trouvai« enfin une maniéré de disposer les révolutions célestes, qui re-« médie à tous les inconvéniens , et dont je vais faire part aux« amateurs de la physique céleste. »
« Je pense d’abord qu’il faut décidément et sans aucun doute« placer la Terre immobile au centre du monde , en suivant le sen-« timent des anciens astronomes ou physiciens, et le témoignage« de l’Écriture. Je n’admets point, avec Ptolémée et les anciens,« que la Terre soit le centre des orbes du second mobile w ; mais je« pense que les mouvemens célestes sont disposés de maniéré que« lu Lune et le Soleil seulement, avec la huitième sphere , la plus«éloignée de toutes, et qui renferme toutes les autres, aient le« centre de leur mouvement vers la Terre -, les cinq autres planètes« tourneront autour du Soleil comme autour de leur chef et de leur« roi, et le Soleil sera sans cesse au milieu de leurs orbes, qui
« l’accompagneront dans son mouvement annuel-Ainsi le Soleil
« sera la réglé et lé tenue de toutes ces révolutions -, et comme Apol-« Ion au milieu des Muses, il réglera seul toute l'harmonie céleste« de ces mouvemens dont il est environné.»
1094. En même temps que Tycho regardoit le monve inentdela Terre comme contraire à la théologie et à la physique, il recon-noissoit son utilité en astronomie, comme on peut en juger parcequ’il en dit dans ses Progymnasmes ( t. 1 , pag. 661): « J’avoue,ce dit-il, que les révolutions des cinq planètes, que les anciens attri-<« buoient à des épicycles, s’expliquent aisément et à peu de frais,reparle simple mouvement de la Terre-, que les anciens mathé-« inaticiens ont adopté bien des absurdités et des contradictions« que Copornic a sauvées, et qu’il satisfait même un peu plus« exactement aux apparences célestes ». Mais on voit ensuite queTycho regardoit le témoignage de l’Écriture sainte comme le plusgrand obstacle au système de Copernic.
1090. On voit encore dans sa lettre (1092) ce qu’il pensoitdu système de Copernic : « Lorsque je traiterai, dit-il, exprofesso ,« des mouvemens célestes, je ferai voir que mes hypothèses satis-« font exactement aux apparences célestes, qu’elles sont de beau-« coup préférables à celles de Ptolémée et de Copernic, et s’accor-« dent mieux avec la vérité: mais si elles vous déplaisent si fort;« si vous aimez mieux faire tourner la Terre et les mers accompa-
(a) Le premier mobile renfcrmoit le mouvementbile les orbites planétaires.
diurne, et le second mo*
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