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Tome premier.
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'4i6 astronomie, liv. V.

point a/fectces par le mouvement annuel de la terre (1092). Cometasinsuper cœlitus conspectos et in solis opposito versantes, motuiterme non reddi obnoxios , quamvis non in tantum distent ut planéis evancscat ., sicut in fixisfit syderibus ; Copcrnicanam quoque as-sumptionem in motu terme collabescere. (Epistolae astron. pag. 149).Cette raison étoit grave assurément , si elle eût été vraie : maisTycho avoit observé peu de cometes ; s il eût vu celle de 1681 , dontla route est si complicpiée et si bizarre en apparence , que Cassinien fit deux cometes différentes, mais devient une courbe exacteet régulière quand on tient compte du mouvement de la Terre ; s'ileût vu ces cometes dont la route tortueuse est représentée avecla dernierc précision par une seule courbe décrite autour duSoleil , et combinée avec le mouvement de la terre (8202), il eûtchangé probablement de langage ; et ce qui fut pour lui une raisonde rejeter le système de Copernic, en eût été au contraire unenouvelle démonstration , à moins qu’il n’eût encore préféré defaire tourner le Soleil avec toutes les cometes : cela reviendroitau même , quant à l’apparence ; mais ce seroit urne absurditéde plus.

1102. Tycho étoit obligé, pour faire mouvoir les planètes autourdu Soleil, d’imaginer une espece de force centrale, ou de tendancevers cet astre: « Quelle est, je vous prie, écrit-il à Rothmann« ( pag. 148), la inaliere tenace, par laquelle certains corps ,« comme le fer et l’aimant, s’unissent et se cherchent mutuelle-« ment, malgré les corps même inteiposés? Si cela a lieu naturelle-« ment dans les corps terrestres inanimés, pourquoi ne l’imagi-« neroit-ou pas dans les corps célestes, que les platoniciens et« les philosophes les plus sages ont regardés comme étant, pourcc ainsi dire, aniin s ou doués d’une vertu divine? Lisez attentive-« ment Pline à la fin du 16 e chapitre de son second livre, sur la« cause des stations et des rétrogradations des trois planètes supé-« neuves ; ce qu’il en dit, quoiqu’obscur et même absurde, méritecc quelque attention, et fait voir que parmi les plus anciens ma-ie théinaticiens , et Ceux même qui ont placé la Terre immobileccau centre du monde, il y en a eu qui n’ont point employé les« épicycles, mais ont cru que ces apparences, par une certaine« cause occulte, pouvoient se rapporter au Soleil, et s’expliquercc par leur dépendance du Soleil, sans qu'il y eût entre le Soleil« et les planètes aucune matière capable de les unir ensemble. »

Tycho conccvoit donc une certaine force de connexion entreles planètes et le Soleil: or, cette force s’étend jusqu’à Saturne;

c’est-à-dire