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Tome premier.
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4 2.0 ASTRONOMIE, L I V. V.

liment là-dessus. Ces passages ne sont point des articles qui in-téressent, ou qui concernent la religion ni le do me , mais seu-lement des accessoires indittérens d’une narration historique.

uo6. Rien n'oblige de croire que même avec le don de pro-phétie, les auteurs sacrés aient dû être instruits des choses pro-cures et indifférentes à l’objet des livres saints. Les saints peres etles auteurs ecclésiastiques , dont l’autorité peut nous être opposéedans cette matière , n’ont eu souvent aucune eonnoissance de l’as-tronomie ; tel est S. Augustin , l’un des plus savans en tout genre,qui ne croyoit pas aux antipodes ( de Ch'it. Del , llb. XVI, cap. 9).

Maison voit que S. Augustin et S. Thomas 11’étoient point d’avisque l’on gênât les philosophes, sous prétexte de défendre le senslittéral dans les passages de l’Ecriture: il y a un passage remarquablede Si Thomas ( Opusc. 10 , q. 18 ), où 1 on voit que S. Augustin etS. Thomas craignoient que le zele des ignorans ne rendît la religionet ses docteurs ridicules aux yeux des savans étrangers , dont ilsdesiroient de mériter la confiance et l’estime. Le cardinal Cusasoutint le mouvement de la Terre; Dicge de Zuniga ou Didacusde Astw.iica , dans ses commentaires sur Job , l’enseigna expres-sément.

D’ailleurs l’Eglise n’a jamais porté aucune décision formellecontre le système de Copernic. Il est vrai qu’il y eut un décretde la congrégation des cardinaux inquisiteurs, le 5 mars 1616,contre lés livres do Copernic, d’Astunica et de Foscarini, et unesentence contre Galilée, du 22 juin i633 , qui le- condamna àtenir prison , et à. abjurer l’erreur du système de Copernic ( AVmag. nov. II, pag. 498); mais cette sentence des inquisiteurs,contre Galilée fut une affaire personnelle , une suite de la ja-lousie que des ennemis trop puissans avoient eue de cette nou-velle philosophie, et de la célébrité extraordinaire de Galilée. LeP. Grassi, qui avoit beaucoup de crédit et de zele , étoit enthou-siaste de la philosophie de son temps , et Galilée avoiL écrit contrelui ainsi que contre le P. Scheiner : le cardinal Bellannin, quien devoit être naturellement le protecteur , avoit défendu lui-même à Galilée en 1616 de la part de l’inquisition, de soutenircomme une these le système de Copernic , et sur-tout de direqu’il étoit conforme à l’Ecriture. Cette défense fut portée surles registres du saint office , et Galilée promit de s’y soumettre :mais il manqua à sa parole ; il publia, en i 632 , ses dialoguessur le système du monde , qui occasionnèrent sa condamnation :cependant il fut traité avec beaucoup de ménagement, comme