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Tome premier.
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' 4 o6 astronomie, l i v. V.

soit incliné, par exemple, toujours vers le midi; un flambeaumis au milieu de la table éclairera perpendiculairement l’unedes extrémités, ensuite le milieu, puis l’autre extrémité, suivantque le corps se trouvera à l’une des extrémités de la table ou àl'autre extrémité, ou au milieu: ainsi l’axe étant toujours supposé

Ï iarallele à lui-même, quand la Terre sera dans les signes du’elier et de la Balance, aux mois de mars et de septembre, le rayonsolaire répondra perpendiculairement sur un point de l’équateur,puisque dans les mois de juin et de décembre il répondoit aunord et au midi de l’équateur.

Copernic, qui, le premier, imagina cette explication-des saisonspar le mouvement de la Terre ( de Ilevolutionibus, lib. J, cap.11 ), appelle ce parallélisme de l’axe, un troisième mouvement,ou mouvement de déclinaison contraire au mouvement annuel :il arrive, dit-il, que par ces deux mouvemens égaux et qui se con-trarient mutuellement, l’axe de la Terre et son équateur sonttoujours dirig s de la même maniéré et vers le même côté duciel. Mais Copernic aurait bien pu se dispenser de nom nier celaun Lroisieme mouvement; la mécanique nous fait voir que le pa-rallélisme de l’axe n’est que la négation d’un troisième mouve-ment; il en faudrait un pour que l’axe cessât d’être parallèle àlui-même, comme je l’ai expliqué (i 100).

i ii4~ On a représenté par des machines planétaires le mouve-ment annuel de la Terre autour du Soleil, et le mouvement diurne,sur son axe constamment parallèle à lui-même : ou trouve unemachine de cette espece décrite par Nicolas Mulcv dans l’éditionqu'il donna en 1617 du livre de Copernic, dans Fergusson ( Astra -nomy explained , 1764), et il n’est pas difficile d’en imaginerde différentes especes; mais il suflit pour représenter le parallé-lisme de l’axe de la Terre, que son axe incliné soit fixé sur unepoulie, et qu’au centre du Soleil on ait placé une poulie ('galeà l’autre, avec un cordon sans fin qui passe sur ces-deux pouliesen les serrant l’une et l’autre; alors on pourra faire tourner laTerre tout autour du Soleil, sans que son axe cesse d’être incliné etdirigé vers la même région du ciel, et parallèle à lui-même. M. Fortin,M. l’abbé Grenet, M. Flecheux, font encore de ces machinesgéocycliques. A l’égard des machines qui représentent tout lesystème de Copernic, ou planéiaires, il y en a qui sont décritesdans les œuvres de Iluygens, dans les œuvres d Ilorrebow tome IIId’apns Roiner, dans les Leçons de physique de Nollet tome VLOn les appelle en Angleterre ürreries , du nom de mylord Or-rery, qui eu avoit fait exécuter. Voyez art 3 oi.