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Tome premier.
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SYSTÈME DE C O r E R N 1 C.

il i 5 . Avant que d’expliquer les autres changemens que produitdans le ciel le mouvement de la Terre, il est essentiel de biencomprendre la proposition suivante : Si l’œil de l'observateur, trans-porté par le mouvement annuel de la Terre, continue devoir suc-cessivement un même astre sur des rayons parallèles entre eux ,l’astre paraîtra n’avoir eu aucun mouvement. Je suppose que l’ob-servateur placé en O (fig. 5o) voit un astre par le rayon OS, etqu’étant arrivé en P, il le voit par un autre rayon PM, parallèleau précédent: je dis que, pendant tout le temps que l’œil a mis àaller de O en P, l'astre ne lui paroît avoir eu aucun mouvement,c’est-à-dire qu’il le voit dans la même situation , dans la même régiondu ciel, et qu'il juge l’astre immobile ou stalionaire. En effet,comme nous ne pouvons juger de la situation d'un astre qu’enle comparant à quelque point du ciel, à quelque objet, à quelqueastre , à quelque plan, ou à quelque ligne, soit OP R la ligne oula direction primitive que nous prenons pour terme de comparai-son ; l’angle S OR et l’angle MP R sont parfaitement égaux , puis-que OS est parallèle à PM par la supposition ; donc la distanceapparente de S et de M, par rapport au terme de comparaisonO P R, sera dans les deux cas de 90°. Cette distance étant la même ,nous n’aurons aucun indice, aucune apparence de mouvementdans l’objet S ; nous ne pourrons donc iairc autrement que delejuger immobile.

En y réfléchissant bien , on sentira qu’il est certain , commenous l’avons supposé, qu’on ne peut appercevoir le mouvementd’un objet que par comparaison à un autre : si j’étoisseul dansl’univers avec un astre S, et que nous fussions transportés en-semble d’un mouvement commun au travers des espaces célestes,il seroiL impossible que je pusse reconnoître ou appercevoir cechangement -, je n’en aurois aucun indice.

111.6. On demandera maintenant quel est l’objet de compa-raison dont il faut se servir ; 011 demandera s’il y a un terme fixe,tel que la ligne O R , auquel un astronome puisse comparer lesastres, pour juger s’ils ont quelque mouvement apparent : nousrépondrons qu’il y aplusicursde ces termes fixes ; tels sont d’abordle plan de l’équateur ou celui de l’écliptique, lorsqu’il s’agit desétoiles : comme ces plans sont fixes, ou que du moins on connoîttrès bien leurs variations, on y rapporte les variations apparentesdes étoiles , pour avoir la quantité et la mesure de ces variations.

Le point équinoxial, ou, si l’on veut, la ligne menée de notreceil au premier point du Relier, est encore un terme de coinpa-

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