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Tome premier.
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434 ASTRONOMIE, L I V. V.

tude sur l’orbite sera égale à BP ; ainsi le poiirt B est celui d’où l’oncompte les époques des longitudes (i 325 ), en sorte que quand laplanete est en P, sa longitude est l’arc B AP, ou la somme des arcsCA et AP, et sa longitude réduite à l’écliptique est l’arc CAL.

De là il suit que, quand on cherche la longitude du nœud oude l’intersection mutuelle de deux orbites planétaires, on trouveun résultat fort différent, suivant qu'on la compte sur l'une ou surl’autre oibite; et il faut nécessairement s’expliquer ( i 35 i, 3oy5 ),

1 133 . Lorsque la réduction à l’écliptique a été ajoutée à la lon-gitude de la planete dans son orbite, ou retranchée suivant les cas,on a la longitude vraie réduite à l’écliptique, et c’est celle que lesastronomes emploient ordinairement clans leurs calculs, quoiqu’ily ait des cas où l’on est obligé de prendre la longitude vraie d’uneplanete siir son orbite ( 1296). Il seroit en général plus commodedans bien des cas, en faisant des listes d’observations, d'y mettrela longitude sur l’orbite que d’y mettre la longitude réduite à l’é-cliptique -, mais on préféré celle-ci comme déduite de l’observation.

1134. Quand on considéré l’orbite d une planete comme unecirconférence tracée dans la concavité du ciel, ainsi cpie nous venonsde le faire, on ne veut pas dire et l’on ne suppose pas que la pla-nete parcoure réellement une circonférence de cercle; nous feronsvoir au contraire que c’est une ellipse souvent très alongée (1219 ):mais tous les points d’une orbite planétaire, vus d’un point quel-conque placé dans l’intérieur de cette orbite, et dans le même plan,se rapportent, dans la sphere céleste et dans la région des fixes,à des points qui, étant tous dans le plan d’un grand cercle (1118),y forment la trace d’une circonférence, à quelque distance que cespoints puissent être du point où est l’observateur. Les distancesréelles ne s’apprécient point à l’œil : mais les angles sous lesquelsparoissent les mouvemens des planètes nous les font toujours en-visager, et nous les font paroitre comme s’ils se faisoient dans descercles.

Effets des Inclinaisons des Orbites planétairespar rapport à la Terre .

ix 35 . Après avoir considéré l’orbite d’une planete comme ungrand cercle vu de son propre centre, examinons-la sous un autrepoint de vue, c’est-à-dire par rapport à la Terre, pour pouvoir tenircompte des changemens que la théorie précédente éprouve à causedu mouvement de la Terre.