Band 
Tome premier.
Seite
456
JPEG-Download
 

\ 56 \ ASTRONOMIE, tIV. V.

les retours de Saturne à l’équinoxe du printemps, depuis un siecle*'avoient été plus prompts que ses retours à l’équinoxe d’automne( Mém . 1766) : cela ine paroissoit alors l’effet d’un dérangementparticulier survenu dans le mouvement de Saturne ; et je m’enétois tenu dans mes tables au mouvement de 12° i3' 26" j, quisatisfaisoit aux observations faites depuis 3o ans.

1168. Enfin M. delà Place annonça, le 10 mai 1786, à l’académie,qu’il étoit venu, à bout de représenter ces inégalités, aussi bienque l’équation séculaire, par l’attraction de Jupiter, au moyend’une équation de 48' qui dépend de 5 fois la longitude de Sa-turne, moins deux fois celle de Jupiter (36yy), et dont la périodeest de 918 ans ; pour cet effet, il faut employer le mouvementannuel de 12 0 i3' 36"8i comme M. de Lambre l’a reconnu parl’examen des observations , et c’est d’après ce mouvement et sesinégalités, que M. de Lambre a calculé les tables de Saturne, qu’ontrouvera dans cet ouvrage, et qui lèveront pour toujours l’obs-curité qu'il y avoit dans cette théorie ( Mém. de l’ac. iy&6 } Mèm.\présentés , t. XII ).

1189. I_,e mouvement de Jupiter paroissoit exiger une équationséculaire aussi'bien que celui de Saturne, mais en sens contraire;Maraldi en parloit dans les mémoires de 1718, et je la discutaidans ceux de iy5y. On a vu l’observation faite l’an 240 avantnotre ere (n 58) ; il y en a une du 27 sept. 5o8, au matin, qui estrapportée par Boulliaud, où Jupiter parut de trois doigts au nordde Régulus ; Cassini trouve que la longitude de Jupiter étoit de4* 9° 1'. Avec ces deux observations de Jupiter on a le mouvementpour 83 ans, de 2' 40”, outre les sept révolutions entières.

Mais si l’on compare la conjonction de Jupiter avec Régulus ,■observée le 12 octobre 1823, avec une semblable observation faiteen 1708, on trouve 21'pour 83 ans.

1170. Halley, dans ses tables, faisoit le mouvement de Jupiterpour 83 ans de 12' 26", plus grand que ne le donnent les an-ciennes observations ; en conséquence il admit une équation sécu-laire augmentant comme les carrés des temps, et qui monte jusqu’à3° 4 ( / 24", en deux mille ans, ou 34 ,, 4 pour le premier siecle.

Les oppositions observées depuis 1689 jusqu’en 1698, com-parées avec celles de 1749 et 1787, donnent un moyen mouve-ment égal à celui des tables de Cassini, ou de 6' 54 f/ - Les tables deCassini ne donnent que i' de trop pour l’an 508, en sorte qu’ellesreprésentent également cette observation ancienne et les observa-tions modernes, sans tenir compte d’aucune accélération; mais

1’pbservatioq