DU RETOUR DES PLANETES A MEME SITUATION. 461
'de cette exactitude ; car Jupiter fait 4° 47' au delà d’une révolution ,et la Terre 5 ° 1', en sorte qu’ils ne sont éloignés l’un de l’autre quede 14' -, mais ils sont dans un lieu plus avancé de 5 °, ce qui changeun peu leur inégalité. Il faut savoir s’il n’y a que trois bissextilesdans cet intervalle , ou s’il y en a quatre ; par exemple du 2 6février 1752 au 2 mars 1764 , la différence est de 14', et l’inter-valle de 12 ans et 5 jours : mais si l’on commencoit au 2 6 fé-vrier 1753 , il faudrait aller au 3 mars 17 65 pour avoir 12 anset 5 jours , parcequ’il n’y a que trois intercalaires.
117p. Saturne, en 5<) ans et 2 jours, change de i° 45 ', et la Terrede i° 41' ; par ce moyen, Saturne et la Terre se trouvent pourainsi dire à la même anomalie, à la même distance du Soleil, età la même distance entre eux. Le 29 septembre 1702, Saturneétoit en opposition à 8 h j du soir avec o s 6° de longitude, commeon le verra dans les observations (liv. 6); le 3 i sept. 1761 , ils’est retrouvé en opposition ayant 2 0 de plus en longilude, et seu-lement 2' de plus en latitude. La différence des latitudes n’est passensiblement plus grande quoique plus près' des nœuds ; ainsientre les oppositions du i 5 juillet 1696 et du 18 juillet 1 7 ^ 5 , iln’y a que 2 I de différence : mais ici l’intervalle est de 5 p anset trois jours, parceque l’année 1700 fut diminuée d’un jour (1547).
1180. Les grandes conjonctions, ou les retours de plusieurs pia-notes aux mêmes points, exigent des intervalles de temps qui sontimmenses ; il serait inutile et même impossible de les calculer exacte-ment, à cause des dérangemens que l’attraction produit dans les mou-vemens planétaires. Mais il y a souvent des conjonctions de quelquesplanètes entre elles : on remarque par exemple la grande conjonctionde Jupiter et de Saturne, qui se fait vers le point équinoxial; ellearriva à 6° du Bélier le 22 mai 1702 , les deux planètes étant éloi-gnées de x° 4 f ( Miscel . Bcrolin. p. 217).
Le 11 février i 524 Vénus, Jupiter, Mars et Saturne dévoientêtre fort près l’un de l’autre, et Mercure n’en étoit qu’à 16 0 , suivantles éphémérides de Stoffler.
'Le 11 novembre 1 544 Vénus, Jupiter, Mercure et Saturne étoientrenfermés dans un espace de io°.
Le 17 mars 1720 Vénus, Jupiter, Mars et Mercure paroissoientensemble dans la même lunette ( Souciet , obs. math . t. I, p. io 3 ):je n’ai point vu d autres conjonctions aussi singulières, en parcourantles éphemérides depuis i 5 oo jusqu’à 1800.
Le 23 décembre 1769 Vénus, JupiLer et Mars étoient à :° 1 ’uiïde l’autre ; Mercure et la Lune le 23 en étoient aussi fort jrès-