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Tome premier.
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/\6l ASTRONOMIE, L I V. V.

On trouve une proximité entre les trois plus belles planètesVénus , Jupiter et Mars , en 1507, i 5 n, i5o2, 1664, i 56 o, 1620,1624, 1664, 1669, 1680, 1709 et 1765.

Les conjonctions de Jupiter et de Vénus arrivent toutes les an-nées , mais elles forment un spectacle curieux pour le public quandelles arrivent le soir vers les plus grandes digressions de Vénus,comme le 21 juillet 1778 et le 2 mai 1788.

Au bout de 169 ans, Mars, Jupiter et Saturne reviennent à peuprès vers le même endroit du ciel ( Mém . acad. 1743). En 2078ans ils en sont encore plus près. En 476 ans ces trois planètes avecle Soleil se retrouvent vers le même lieu.

Le P. Martini dit que les livres chinois parlent d’une ancienneconjonction de toutes les planètes que l’on place ordinairement àl’année 2449 avant notre cre. Cassini préféroit l’année 2012, où ily eut aussi une espece de conjonction de plusieurs planètes, maisMars n’y étoit pas. ( Réflexions sur la Chronol. chinoise; AnciensMém. de l’acad. t. VIII. Voyez Soucietll, 33 et 49 : MiscellaneaBerolinensia III , 1 65 ; VI, 193: M. Bailly, Histoire de l’astron. I,345 ; et le Traité de l’astron. indienne). Il trouve qu’au 28 févrierde l’année 2449 H yavoit en effet une espece de conjonction, oude proximité apparente des planètes. Du moins Vénus étoit enconjonction avec le Soleil, Saturne avec Mars , et Jupiter avecMercure , toutes les quatre dans l’étendue de 16 à 17 0 . (M. Bailly,p. 238 - 240).

STATIONS ET RETROGRADATIONS DES PLANETES.

1181. Nous venons enfin à ce phénomène des rétrogradationsqui paroissoit autrefois si singulier, et si difficile à expliquer, et dontla difficulté même a produit la découverte du système de Copernic.On a vu comment les anciens avoient chargé les excentriques d’épi-cycles (1070), pour représenter ces inégalités des planètes : on vavoir que ce phénomène est si naturel et si simple dans le systèmede Copernic, qu’il exclut toute autre explication. Nous avons déjàdonné une idée du phénomène ( 1069, 1086), il ne reste plusqu'à en donner le calcul.

Les planètes inférieures, Mercure et Vénus, tournent autour duSoleil en moins de temps que la Terre; dès-lors elles doivent pa-roître directes dans leurs conjonctions supérieures , et rétrogra-des dans leurs conjonctions inférieures. Soit A BT l’orbite dela Terre ( fig. 58 ), et P EM R l’orbite de Vénus ou de Mer-