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Tome premier.
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'472 ASTRONOMIE, U V, V.

Voilà les résultats extrêmes ; en voici une application pour ladurée de la rétrogradation de Mars en 1785 et 1787. Mars étoitstationnaire le 20 octobre 1785, et le 1 janvier 1786, à midi moyen,en sorte que la durée de la rétrogradation a été de 73 jours exac-tement. Les longitudes géocen triques, pour ces deux instans ,étaient 1' i 5 ° 23 ’ 38 " et i s 28° 16' 24”, et celles de la Terre o s 27°3 oi i 3 " et 3 ! n° 20' 53 ", et l’arc de rétrogradation 17° 7' 14".

Le 28 novembre 1787, et le i 5 février 1788, à midi moyen,Mars était stationnaire ; ainsi la durée de la rétrogradation a été de79 jours ; les longitudes géocentriques étaient 3 ’ 27 0 18' 48" et 3 S 8°16' 3 ", et l’arc de rétrogradation 19 0 2' 4 5 ".

1193. M. de Lambre, ayant calculé pour toutes les planètes des

tables, d’aberration qui sont très exactes et très détaillées ( Ephé-mérides, t. VIII, p. cj et suit'.), observe qu’on peut s’en servirpour trouver, avec une exactitude suffisante, les temps des stations.En effet, lorsque ces tables donnent zéro pour l aberration en lon-gitude, on est sûr que la planete est stationnaire (2882). (

1194. Ces rétrogradations ont lieu, aussi bien que le mouvemen tdirect et les deux stations, à chaque révolution synodique (1173),c’est-à-dire dans l’intervalle qu’il y a entre une conjonction de laplanete au Soleil et la conjonction suivante. Ce n’est pas à la duréede la révolution réelle, et au mouvement de la planete, que cesinégalités sont attachées, c’est à la différence des inouvemens dela planete et de la Terre, c’est aux retours de la planete au Soleil,ou à^la ligne SM T ( fig. do), qui est la ligne des syzygies.

Si de la durée de Là révolution synodique moyenne d’une pla-nete (1 iy 3 ) on ôte la durée de sa rétrogradation moyenne, calculéepar la réglé (1188), on aura la durée du temps où elle paroi t directe;car le temps de sa station est fort court; ce n’est, pour ainsi dire,que l’instant où le mouvement direct, ayant diminué de plus en.plus , est enfin nul, avant de devenir rétrograde.

Des phases de Vénus et de Mercure , et de leursplus grandes digressions.

1195. Galilée regarda autrefois la découverte des phases w deVénus comme une des preuves les plus satisfaisantes qu’on pûtdonner du système de Copernic : c’est pourquoi j’ai cru devoir enparler à la suite de ce système. Celui de Tycho les expliqueroit

(a) Voyez l’étymologie de ce nom ; art. 56 .

également ;