Band 
Tome second.
Seite
56
JPEG-Download
 

56 ASTRONOMIE, 1 I V, VI.

Pour bien faire sentir l’esprit de cette méthode , je rappelleraiici trois choses qui doivent être familières à tous ceux qui s'occu-pent du calcul astronomique. 1°. L’équation de l’orbite est la plusgrande qui soit possible vers trois signes et quelques de^r s d’a-nomalie moyenne*, alors elle esta son maximum; elle augmenteà peine en passant d’un degré à l’autre (1267); en sorte quel’anomalie moyenne peut être alors plus ou moins grande, sans quel’équation en soit allectée : ainsi dans ces cas-là on pourrait setromper sur le lieu de l’aphélie „ sans qu’il en résultât aucuneerreur sur 1 ’('quation, ni sur la longitude calculée. 2 0 . L’équationde l’orbite, ou la différence entre la longitude moyenne et la lon-gitude vraie , est additive depuis le périhélie jusqu’à l’aphélie ,c’est-à-dire , dans les six derniers signes d’anomalie; on l’ajoutealors à la longitude moyenne pour avoir la longitude vraie : elleest soustractive depuis l’aphélie jusqu’au périhélie , c’est-à-direqu’on retranche 1 équation de la longitude moyenne pour avoirla longitude vraie. 3 °. Le mouvement moyen d’une planete dansl’espace d'une eu de deux révolutions, est assez bien connu pourqu’on puisse toujours le supposer exact; car les moyens mouve-rnens se déterminent par la comparaison des observations les plusanciennes; ainsi il 11e peut y avoir d’erreur sensible dans l’espace dequelques années : d’où il résulté que si l’erreur de l’époque, ou delàlongitude moyenne d’une planete,est connue pour un point quelcon-que de son orbite, ou pour un temps donné , elle est également con-nue , ou plutôt elle est la même dans tous les autres points; ellene fait que se combiner avec les erreurs qui proviennent des au-tres elmens , sans que cette erreur de l’époque, prise en elle-même, soit différente,

1289. Si l’on avoit deux observations faites précisément dansles moyennes distances , c’est-à-dire, à trois signes d’anomaliemoyenne , et à neuf signes , il serait aisé de corriger par ces deuxobservations, i°. l’époque des moyens mouvemens, 2 0 . l’équa-tion dp centre. En effet, si l'équation du centre est bonne , c’est-à-dire, si celle qu’on a employée dans le calcul des tables est exacte,il n’y aura, entre le calcul et l’observation, d’autre différence quecelle de l’époque des moyens mouvemens , puisque le lieu de1 aphélie n’influe point dans le calcul des longitudes prises vers lesmoyennes distances ; l’erreur sera donc égale dans les deux obser-vations , car nous supposons le moyen mouvement exactementconnu : ainsi l’erreur des tables étant trouvée égale à 3 ’ et à 9* d’ano-malie, ce sera une preuve que l’équation de l’orbite est exacte ; mais

que