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Tome second.
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72 ASTRONOMIE, Il y. VI.

seconde anomalie vraie ; car ayant corrigé la première anomaliemoyenne , on y ajoutera le mouvement moyen connu , on aura laseconde anomalie moyenne ; on cherchera l’équation correspon-dante, ce qui donnera l’anomalie vraie , qui doit être la même quecelle qu’on a eue en la corrigeant par le même changement d’apné-lie ; s’il y a une différence, on fera varier l’excentricité jusqu'à cequ’elle soit nulle.

Je calcule dans cette première hypothèse la seconde distance auSoleil, et je marque l’erreur qu’elle donne sur la distance.

La seconde hypothèse se fait avec une autre distance moyennequi donne un autre mouvement d’anomalie moyenne; et en fai-sant varier l’aphélie et l’excentricité , je parviens, comme dans lapremière hypothèse , à représenter la première distance au Soleilet les deux anomalies : mais la seconde distance ne s'accorde pasavec l’observation, et c’est l’erreur de la seconde hypothèse.

Par le progrès des erreurs de ces deux hypothèses , je trouvequelles sont la distance moyenne , l’excentricité et l’aphélie quiformeront une troisième hypothèse représentant également la pre-mière distance , le moyen mouvement, et la seconde distance. Cettetroisième hypothèse donnera les véritables élément» de l’orbitü -,déterminé par les deux longitudes et les deux distances au Soleil.J'ai donné un exemple de cette méthode dans les mémoires del’académie pour 1787.

Trouver le mouvement des apsides et la révolutionanomalistique , par les observatio?is.

i 3 op. La méthode que nous avons donnée pour déterminer uneorbite (129^), étant appliquée aux anciennes observations, faittrouver le lieu de l’aphélie dans les temps plus reculés ; et quoi-que les observations anciennes ne soient pas fort exactes, elles fontcependant connoître que les aphélies des planètes ne sont pas fixesdans le ciel. La théorie de l’attraction (3872) nous servira de mêmeà prouver ce mouvement des apsides , qui est produit par les at-tractions des planètes , mais qui est très petit.

i 3 io. La révolution d’une planete par rapport à son apside, letemps qu’elle emploie à y revenir , ou l’intervalle d’un passagepar son aphélie au passage suivant, s’appelle la révolution ano-malistique (1279) pareeque l’anomalie recommence à chaquepassage dans l’apside : cette révolution anoinalistique est toujours