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1 3 16. J’ai aussi discuté les observations faites clans d’autres pointsde l’orbite, et sur-tout dans les digressions qui arrivent vers les ap-sides et les moyennes distances (1267 , 1270 , 1286 ).
On trouve d’abord dans Ptolémée quatorze observations deMercure, faites vers les plus grandes digressions, et qui seront rap-portées àla fin de ce Vl'liv. Je les ai toutes calculées avec soin ; maisil y en a deux qu’on ne peut absolument concilier avec les autres , etquatre quisonttropprèsdesapsides : les huit autres m’avoientdonné,pour le mouvement de l’aphélie , 1' 10" par an ( Mém. de l’acad.1766) ; mais ce mouvement de l’aphélie de Mercure déduit des ob-servations anciennes ne s’accorde pas avec les observations du 17 esiecle, faites par Hevelius et Halley , et dont j’ai donné le calcul{Mém. 1766, pag. 5 o 3 ). Ces observations indiquoient que le mou-vement de l’aphélie n’étoit pas si considérable.
Les conjonctions de Mercure avec t des Gemeaux, que j’avoisobservées le 24 mai 1764 et le 4 juin 1776 dans la plus grandedigression et la moyenne distance, s’accordoicnt assez bien avecmes premières tables où je supposois l’aphélie , en 1764 , de 8 S i3°5 o' ( Mém. de l’ac. 1777) : mais la correcüon des tables, au lieu de— 10", étoit devenue-f- 20' : ainsi plus on avançait, et plus l’êrreiuaugmentait -, et une observation du 3 juin 1779 nie fit voir que lemouvementdel’aphélie étoit certainement trop fort dans mes tables.Enfin la position que j’ai rapportée (i 3 i 5 ) avec le mouvementannuel de 56 " j satisfait à peu près à toutes ces observations {Mém,de Fac. 1786 ).
M. de la Grange a trouvé 5 j" par la théorie ; mais il suffiraitde diminuer d’un sixième la masse de'Vénus , qui est peu connue ,pour trouver par sa formule le même résultat que moi.
1317. L’aphélie de Vénus , suivant les dernieres conjonctions ,étoit , en 1780 , à io s 8° 12 ’ {Mém. acad. 1786) ; son mouvementest le plus difficile à déterminer par les anciennes observations.Dans les différentes déterminations qu’en dorme Cassini, il setrouve des différences de près de i5°; mais ces différences nesont pas si importantes qu’elles le paraissent ; l’excentricité deVénus étant fort petite , une erreur d’un degré sur l’aphélie neproduit pas une minute sur la longitude héliocentrique ; on s’enapperqoit en jetant les yeux sur la table de l’équation de Vénus ,qui, pour un degré d’anomalie , n’est que de 40" ; en sorte qu’iln’en résulte pas sur le lieu de la planete une différence considé-rable ; cependant ces 49" font quelquefois 2' 5 " sur le lieu deVénus vu de Li Terre.