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Tome second.
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y8 ASTRONOMIE, LIV. VI.

tiroit pour 1596 des observations de Tycho, 10' i° 54 ', et Cassinine le fait que de i' 26" dans ses tables. En comparant mes observa-tions avec celles du dernier siècle qui ont servi aux tables de Cassiniet de Ilalley, il me sembloit être de i' 27" par an ( Mém . 1 779). Enles comparant avec celui qui résultoit des conjonctions de 1715,1718 et 1719, j’avois i' 18". Halley , dans ses tables, ne donnoitque 56 ";.

Au milieu de ces incertitudes que nous laissent les observa-tions, on ne peut consulter que la théorie de l’attraction; suivantEuler, le mouvement des apsides est d’autant plus considérableque l’excentricité est plus petite ; il deviendrait même infini sil’excentricité étoit infiniment petite ( Prix de ij 56 , p. 32 : voyezaussi la piece de 1748, p. 62). Il semblerait par-là que le mouvementde l’aphélie de Vénus doit être considérable; mais , par une théoriebien plus approfondie, M. de la Grange ne trouve que 48" ; ( Mém.de Berlin 1782 ) : je m’en tiendrai à ce résultat, les observationsdonnant trop peu de certitude.

Cependant on ne peut dissimuler que Mercure produisant seul4 " 3 , et la masse de cette planete étant inconnue, il peut y avoirencore de l’iiieerliLudo à ce sujet ; d’ailleurs on est frappé du défautd’analogie qui se trouve ici, le mouvement de l’aphélie étantrétrograde par rapport aux étoiles, tandis que tous les autres sontdirects, et Mercure se trouvant produire sur Vénus tout le contrairede ce que Vénus produit sur la Terre, quoique les positions soientanalogues; mais la situation des aphélies est peut-être la cause decette différence.

1319. L'aphélie de Mars est le plus aisé de tous à déterminer,parceque son excentricité est très forte, et que l’effet se multipliepar sa proximité à la Terre ; aussi nous voyons que son mouvementest presque le même dans les tables de Cassini et de Ilalley. Parles oppositions de Mars observées depuis 1763 jusqu’en 1776 j’aitrouvé l’aphélie pour 1770, 5 5 i° 5 i r {Mém. de l'ac. 1770). Lestrois oppositions de Mars observées par Ptolémée donnent pourle lieu de l’aphélie, 1 35 ans après J. C. 3 r 29° 24’. Parles observa-tions faites à Greenwich en 1691,1696 et 1700, cjui sont très biend’accord avec celles qu’on faisoit dans le même temps à Paris, etdont la première et la troisième sont à pareilles distances de l’a-

S hélie, Cassini trouve 5 ! o" 3 1 1 34 ff pour 1696; ainsi, dans l’espacee i 56 i ans l’aphélie a avancé chaque année de i f n",8( Elém.d’astr. pag. 478).

i 320 . Dans mes recherches sur l’orbite de Mars, j’ai trouvé le