80 ASTRONOMIE, LIV. VI.
Par quatre comparaisons différentes des oppositions de Saturne,observées par Tycho depuis i 58 a jusqu'en 1599 , il trouve 8 5 25 °41' pour 1O91, moins avancé seulement de 5 ' que suivant les tablesrudolphines de Kepler. Ce lieu comparé à celui de 1694, 8’ 28°58 ', donne le mouvement annuel de 1' 55 ". Mais ces observationsde Tyclio, comparées avec celles de Ptolémée, donnent seulement1' 18" ( ibid. pag. 374 ), et c’est celui qu’il avoit employé dans sestables : si l’on compare les observations de Tycho avec ma détermi-nation pour 1769, on trouve 1' 35 ".
Les observations de 1701-, 1708 et 171 6, donnent le lieu de l’a-phélie 2 S 28° 2 5 ' pour le 12 décembre 1708 ; ce'tte position, com-parée à celle de 1090, donne le mouvement 1' 23 " 5.
Il suivroit de tout cela, dit Cassini, pag. 3 y 4 , que le mouvementde l’aphélie auroit été plus prompt dans le dernier siecle; on peutvoir d’autres essais sur cette détermination ( Mém. 1765, p. 36 i;1768, p. 432 ; 1774, P- 82). Mais les irrégularités de Saturne sont sigrandes, qu’on 11e doit pas être surpris de ces différences, car ilsuffit de six minutes d’erreur sur le lieu ou sur le mouvement deSaturne pour produire un degré sur le lieu de l’aphélie; ainsi l’onne pouvoit pas espérer une précision plus grande que celle d’undegré pour le lieu de l’aphélie, et de 5 " sur le mouvement annuelde l’aphélie.
Euler, dans sa première piece sur Saturne , pag. 108, adoptaitle mouvement de l’aphélie tel qu’il se trouvoit dans les tablesde Cassini, c’est-à-dire 1' 18" par an, et se contentait d’ajouter28' cfux longitudes de l’aphélie. Dans sa seconde piece il trouveque l’aphélie apparent de Saturne doit avancer chaque annéede 1' 8"; M. delà Grange trouve 1' 6 " 3 ; et M. de Lambic l’a em-ployé de 1' 6" 07, d’après les calculs de M. de la Place.
i 323 . Herschel a son aphélie, en 1784, à n s 23 ° 2 5 ' suivantles tables de D. Nouet, et 11 ! 17 e 32'suivant celles du P. Fixlmillner;mais les dernieres s’écartent déjà d’une minute des observations :pour moi, en tenant compte des perturbations , je trouve l’aphélie àiTi6°2o'. Le mouvement de cet aphélie ne peut point être déter-miné jusqu’ici parles observations ; mais, suivant les calculs queM.delà Grange m’a communiqués, cet aphélie avance de 3 " 17 parlesactions de Jupiter et de Saturne, en sorte que le mouvement annuelde l’aphélie est de 53"42.
i 324- Après avoir expliqué tout ce que les observations ont punous apprendre sur les mouvemens des aphélies, je termineraicette matière en rapportant le résultat de la théorie de M. de la
Grange,