118 ASTRONOMIE, L I v._ VI,
nous ont fait voir avec assez de précision que ce diamètre est de17^2 (1725) -, ainsi comme on aime assez à rapporter tout à la Terre,nous donnerons les diamètres des planètes par rapport à la Terre,en supposant que son demi-diametre vu du Soleil paroît de 8 " 6 .
Pour trouver les volumes ouïes grosseurs des planètes par rapportà la Terre, quand on connoît le rapport de leurs diamètres, il suffitde prendre le cube du diamètre, ou de tripler son logarithme,pareeque les spheres sont connue les cubes de leurs diamètres. Parexemple, le diamètre de la Terre est de i7"2; celui de Mercure estde 6"9 à la même distance (1891). Si l’on divise ^"9 par i7"2,l’onaura 0,4012 ; c’est le diamètre de Mercure, en supposant quecelui de la Terre est 1. Le cube de cette fraction décimale donnerao,o 6456 , qui vaut à peu prèsce qui nous apprend que la grosseurde Mercure est la quinzième partie de celle de la Terre.
1397. .Le volume ou la grosseur d’une planete n’est pas la mêmechose que sa masse ou la quantité de matière qu’elle renferme ; celle-ci dépend de la densité (?> 55 j), qu’en attendant j’ai mise dans latable suivante. Ladensité multipliée par le volume donnela masse,le poids , la quantité de matière, ou la force attractive-, c’est ce quej’ai renfermé de même dans la table suivante. J’y ai ajouté leslogarithmes des masses en parties de celle-du Soleil, T telles que M.de la Grange les a employées dans ses savantes et utiles recherches( Mc/n. de Berlin 1782, p. 190 ), quoique je sois persuadé qu’il fautdiminuer les masses de Vénus et de Mars.
O11 observera, au sujet de cette table, que les densités qui ne sontpas marquées par des [d), sont les seules qu’on puisse déterminerpar un calcul immédiat; celles qui sont marquées douteuses sontétablies par une espece de conjecture ; celle de Vénus par l’effetqu’elle produit sur les planètes (3565).
1398. Les distances en lieues ne sont certaines qu’à un cin-quantième près, parcequ’elles dépendent de la parallaxe du Soleilsur laquelle on a peut-être un cinquième de seconde d’incerti-tude (1725).
J’ai supposé la masse de la Lune de celle de la Terre (3567):Bernoulli la jugeoit-L-, p ar son effet sur le flux et le x'eflux de la mer,
au lieu de -d- que Newton avoit trouvé. La masse du Soleil est plus
grande que ne supposoit Newton (liv. 3, pr. 8) qui la faisoit de169282 ; pareeque j’ai fait la parallaxe plus petite que Newton, quila supposoit de 10" j , et que j’ai employé d’autres élémens plusexacts que ceux qu’on avoit de son temps.