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tout-à-fait circulaire; son disque entier et lumineux brille pendanttoute la nuit, et c’est le jour delà pleine Lune , ou de l’opposition :on la voit passer au méridien à minuit, et se coucher dès que le So-leil se leve; tout annonce alors qu’elle est directement opposée auSoleil par rapport à nous, et qu’elle brille parceque le Soleil l'éclaireen face et non pas de côté.
Après la pleine Lune, arrive le décours, qui donne les mêmesphases et les mêmes figures que nous venons d’indiquer en parlantde l’accroissement de la Lune; elle est d’abord ovale, puis di~chotome ou sous la forme d’un demi-cercle, et c’est le dernier
QUARTIER.
Le demi-cercle de lumiete diminue ensuite, et prend la formed’un croissant qui devient chaque jour plus étroit, et dont les cornessont toujours élevées, et du côté le plus éloigné du Soleil; la Lunealors se trouve avoir fait le tour du ciel ; 011 la voit se lever le matinun peu avant le Soleil, dans la même forme qu’elle avoit le premierjour de l’observation ; elle se rapproche du Soleil et se perd enfindans ses rayons; c’est ce qu’on appelle la nouvelle Lune, ou laconjonction, autrefois la néoménie. la>
1401. La mesure la plus naturelle du temps fut celle que présen-toient ces phases de la Lune.; cet astre, en changeant Lous les joursd’une maniéré sensible le lieu de son lever et de son coucher, envariant sans cesse sa figure, et recommençant ensuite un nouvelordre de changemens tous semblables , offrait une réglé publique etdes nombres faciles, sans le secours de l’écriture, des calculs, de:sdates, des almanacs ; les peuples trouvoient dans le ciel un aver-tissement perpétuel de ce cprils a voient à faire; les familles nou-vellement formées, et dispersées dans les campagnes, se réunissoientsans méprise au terme convenu de quelque phase de la Lune.
La Néoménie servit à régler les assemblées, les sacrifices, lesexercices publics; ce culte et ces fêtes n’avoient pas la Lune pourobjet, mais pour indication. O11 comptoit ia Lune du jour qu’oncommencoit à l’apperccvoir. Pour la découvrir aisément,ons’assem-bloit le soir sur les hauteurs; quand le croissant avoit été vu, oncélébrait la néoménie, ou le sacrifice du nouveau mois, qui étoit suivide fêtes et de repas. Les nouvelles Lunes qui concouraient avec lerenouvellement des quatre saisons, etoient les plus sole mn elles ; ilsemble qu’on y trouve l’origine de nos quatre temps, comme on
(a) Ntt?, tim’us; Mw t Luna; , mensis ; d’où l’on a tiré ménisque, dans
l’optique (23 o4-).