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Tome second.
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i54 astronomie, liv. VIL

plus dégagée des rayons du Soleil; c’est aussi aux environs de l’équi-noxe du printemps, quand la Lune, ayant une grande latitude sep-tentrionale , se couche long-temps après le Soleil, que cette lumièreest le plus sensible. Elle disparoît presque entièrement quand laLune est en quadrature : i°. parceque la Terre envoie alors quatrefois moins de rayons vers la Lune; 2°. parceque la phase de la Lune,devenue 4 à 5 fois plus grande, nous empêche de la distinguer. Parla même raison cette lumière cendrée paroît un peu plus vive sui-vant Hévélius , quand la Lune décroît, et qu’elle paroît le matin,quoiqu’à même distance du Soleil et à pareille phase, parceque lalumière de la partie orientale de la Terre est plus vive que celle dela partie occidentale oii les eaux de la mer absorbent les rayons,tandis que celle de la partie oriçntale de la Lune est un peu plusfoible à cause des taches obscures qui s’y trouvent ; d’ailleurs la pru-nelle est plus dilatée après les ténèbres de la nuit qu’après l’éclat dugrand jour (Hévél. Selenog. pag. 3 oy , 399). M. du Séjour a donnédes calculs sur la lumière cendrée ( Traité analyt. pag. 6 q 5 ).

La lumière cendrée présente un auire phénomène optique, fortsensible; c’est la dilatation apparente du croissant lumineux, quiparoît être d’un diamètre beaucoup plus grand que le disque obscurde la Lune : cela vient de la force d’une grande lumière placée àcôté d’une petite; l’une efface l’autre, et la tue, comme disent lespeintres à 1 occasion des-couleurs ; le croissant paroît enflé par undébordement de lumière qui s éparpille dans la rétine de lœil, etélargit le disque de la Lune; l’air ambiant éclairé par la Luneaugmente encore cette illusion.

141 3 . La lumière de la Lune n’est accompagnée d’aucune cha-leur. Tschirnausen, avec ses verres brûlans, ne put la rendre sensible(Hist. acad. 1699). La Hire le fds exposa le miroir concave del’Observatoire qui a 35 pouces de diamètre aux rayons de la pleineLu ne, lorsqu’elle passoit au méridien dans le mois d’octobre 1705,et il rassembla ces rayons dans un espace 3 o 6 fois plus petit quedans l’état naturel : cependant celte lumière concentrée ne produisitpas le moindre effet sur le thermomètre d’Amontons, qui étoittrès sensible ( Métn. acad. 1705 ).

1 4 1 4 - Bouguer a trouvé par expérience qne la lumière de la Luneest 3 oo mille fois moindre que celle du Soleil, et cela en les com-parant l’une et l’autre avec la lumière d’une bougie placée dansl’obscurité ( Optique 1760, 1/2-4°, P- 89).