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Tome second.
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l58 ASTRONOMIE, L I V. V I I.

la révolution synodique a diminué de o" SySi ou 34 '" 23 lv de temps,'

dans l’espace de 2000 ans (1484).

1422. En partant du mouvement séculaire qui est employé dansles tables de la Lune, on peut avoir ces révolutions avec toute laprécision qu’on voudra, en disant, Le mouvement séculaire est à ladurée du siecle, comme 36 o° sont à la durée de la révolution -, ou endivisant le produit d’un siecle et de 36 o 9 réduits en secondes (893) ,i°. par le mouvement séculaire total de la Lune par rapport auxéquinoxes, 1732564392"; 2 0 . par le mouvement séculaire relative-ment aux étoiles, 1732659367"; 3 °. par le mouvement séculairerelativement au Soleil, 1602961632. Par ce moyen l’on trouve lestrois especes de révolutions telles qu’elles seront rapportées art.1481. En supposant le mouvement séculaire du Soleil 46' o", lemouvement séculaire relatif est de 1236 cercles entiers, et io s 7 0 y'12"; on a pour un jour 12° 11' 26" 697659. Le mouvement diurnede la Lune par rapport aux équinoxes dans ce siecle-ci est de i 3 °10' 35 ", 0278439.

Des quatre grandes inégalités de la Lune.

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1423. Les révolutions moyennes de la Lune que nous venonsde déterminer supposent dans la Lune un mouvement toujourségal et uniforme; cependant il n’est aucun astre dont les mouvemenssoient aussi compliqués et aussi irréguliers , comme l’observoitdéjà Pline : Multijorrni haec ambage torsit ingénia contemplantium ,etproximu mignorari maxime sidus indignandum (L. IL cap . 9).C’est ce que disoît encore Halley dans ces vers sur la théorie delàLune :

Quâ causa argentea PhœbePassibus haud æquis graditur; cur , subdita nulliHactenusastronomo, numeroruin frænarécusât;

Cur remeant Nodi, curque Auges progrediuntur.

Ce sont ces inégalités dont nous allons traiter, en nous réduisantà ce que les observations seules ont fait connoître immédiatement,sans le secours des calculs de l’attraction; nous parlerons ensuitedes petites inégalités que l’attraction a indiquées.

Ces inégalités principales que l’observation seule a fait découvrirsont au nombre cle quatre, sans compter le mouvement de l’apogéede la Lune, et le mouvement du nœud. La première est l’Equationde l’orbite, la seconde est l’Evection, la troisième est la Variation,