I7O ASTRONOMIE, L I V. VII.
144 6. Dans les tables de la Lune qui sont jointes à cet ouvrage,,on trouvera les trois inégalités dont je viens de raconter la décou-verte, sous le nom à'Equation de l’orbite, élection et variation(Equat. XIX ,V, et XX) ; mais les quantités en sont déterminées parles recherches et les observations nouvelles. Lés deux dernieres sontappellées dans Kepler lnacqualitates menstruae , l’évection en par-ticulier y est nûinmée Æquatio tçmporanea, et la variation Æqua-tioperpétua ou Variado (Kepler, Epitome, p. 790,793, 8n),parce-que celle-ci revient perpétuellement deux fois chaque mois, et quela première ne se rétablit qu’au bout de plus d’une année. La secondeavoit déjà été appellée variation par Tycho qui en étoit l’inventeur;Boulliaud l’appelle Variation ou Réflexion. Cette équation se dé-termine assez bien parla théorie , c’est-à-dire, par le principe de l’at-traction (3é>26); elle dépend uniquement de la masse du Soleil etde sa distance à la Terre, et subsisteroit quand même les orbites duSoleil et de la Lune seroient circulaires et concentriques. Pour ladéterminer, Mayer avoit supposé dans ses premières tables la paral-laxe du Soleil de 11"-, au h cu de 8" i nu’elle doit être; mais, dansses nouvelles tables , il emploie la parallaxe de 7" 8 d’après la valeurd’une équation qui dépend principalement de la paràllaxë du Soleil,et qui est 1' 55 "sin. dis. CO, qu’il avoit déterminée parles observa-tions , et comparée avec la théorie, et il fit la variation de 35 ' 43 ".Enfin, dans nos tables, elle est de 35 ' 41": la variation change sui-vant les distances du Soleil et de la Lune, ce qui produit d’autresinégalités ( 1467).
1447. Il y a des auteurs qui ont fait la variation exactement lamoitié de l’évection : ce rapport si simple entre deux des plus fortesinégalités de la Lune n’est pas une suite nécessaire de la théoriede l’attraction; c’est un fait dû au hasard, et qui méritoit d’être re-marqué : mais, dans nos nouvelles tables, il y a une petite différence.
144^. L’équation annuelle de la Lune, qui est de 11', est laderniere de celles que les observations seules avoient fait découvrir :elle fut aussi découverte par Tycho ; il dit qu’une expérience répé-tée de plusieurs façons lui a fait connoître que les mouvemensmoyens de la Lune exigent, pour être uniformes, une équation desjours, différente de celle que donnent les mouvemens du Soleil.Tycho donne, en effet, une table de l’équation du temps qu’il fautemployer pour calculer le lieu de la Lune; mais cette équation nes’accorde pas avec l’équation annuelle que nous employons actuel-lement. y
1449. Képler chercha conime Tycho une équation du temps pour