DHS INÉGALITÉS DE LA LUNE. 17I'
la Lune; il écrivent en i6a5: In Luna postomnein apparatum Ty~chonis et meum transigi de eclipsibus non passe puto nisi introductdinsuper aequatione annud , sive in motus Lunae, sive in temporisaequationem usitatam ( Epist. Kep. et Berneggeri, pag. 72).
1450. Enfin Horoccius, dans sa théorie de la Lune, en fit «'ga-iement usage; il corrigeoit le temps vrai pour lequel il vouloit calcu-ler le lieu de la Lune par une équation du temps, additive dans lessix premiers signes de l’anomalie moyenne du Soleil, et qui alloit ài3' 24" de temps dans les moyennes distances, ce qui revenoit anmême que s’il eût ajouté 7' 21" aux longitudes delà Lune, tandisqu’il négligeoit une partie de la véritable équation qui auroit dû êtrede 7' 42" de temps soustractive, de sorte que par-là il ajoutoit 4'14" au lieu moyen de la Lune; le total revenoit àn' 35" pour la plusgrande équation annuelle : on ajoute actuellement 11' 9" pour l’é-quation annuelle; ainsi l’on peut dire qu’elle étoit véritablementemployée dans les tables d’Horoccius, quoique sous un nom diffé-rent. Flamsteed remarqua ensuite avec raison que l’équation em-ployée par Horoccius n’étoit pas proprement l’équation du temps(972); cependant, ajoute-t-il, cette équation physique doit êtreemployée dans les calculs de la Lune, et elle lui est particulière;c’est un satellite qui est affecté parle mouvement de la Terre (a) .
1451. Halley, dans son catalogue des étoiles australes, publié en1679, donna quelques réflexions sur la théorie de la Lune, et fixacette équation à la neuvième partie de celle du Soleil; c’est-à-dire,à i3' environ : elle est de x i' 4.9" dans les tables de Flamsteed et deHalley; elle y est accompagnée de deux équations analogues, l’unede 20' pour l’apogée, et l’autre de 9' { pour le nœud, que Newtonintroduisit (1462), et qu’il reconnut être une suite de la théorie del’attraction.
i 4Û2. L’équation annuelle est de 11' 20" dans les tables d’Euler( Alman. de Berlin , 1750) et dans les premières tables de Mayer;de io' 36" dans les premières tables de Clairaut, de 12' 5 y" danscelles de d’Alembert {Recherches , etc. pag. 23o). Mayer la faitdans ses secondes tables de 11' 16", sans doute d’après les obser-vations ; car la théorie de l’attraction ne la détermine pas d’une ma-niéré assez exacte : aujourd hui on la fait de 1i' 8" 6 .
1453. Il est facile de comprendre comment on devoit découvrirl’équation annuelle; il ne s’agissoit que de calculer plusieurs lieuxde la Lune ou plusieurs observations d éclipses en différens temps
(a) Flainsteed ajoute qu’elle se meut plus lentement, quand la Terre estfort éloignée du Soleil; mais c’est le contraire.
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