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Tome second.
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I72 ASTRONOMIE, LIV. VII.

de l’année, sur les tables où l’on einployoit déjà l’équation de l’or-bite, l’évection et la variation; tous ces calculs s’accordoient avecles observations au mois de janvier et au mois de juillet : ils s’enécartoient constamment d’abord au mois de mars, ensuite au moisde septembre en sens contraire ; cela suffisoit pour faire voir qu’il yavoit une inégalité qui étoit à son maximum touteslesfois que le Soleilétoit dans ses moyennes distances. Cette équation annuelle est laplus grande dans les distances moyennes du Soleil, quoiqu’elle dé-pende du plus grand et du plus petit éloignement, par la mêmeraison que l’équation de l’orbite est nulle dans les deux apsides, etla plus grande dans les moyennes distances (1257). Aussitôt que lavitesse actuelle cesse d’excéder la vitesse moyenne, la somme desexcès accumulés jusqu’alors, c est-à-direl’équation totale, se trouvela plus forte et elle est à son maximum ; cette équation provenantde l’excès de la vitesse doit augmenter sans cesse, tant que cettevitesse surpasse la moyenne, quelque petite que soit la différence

Des petites inégalités de la Lune.

\/\ 5 /\. Jusqu’alors la théorie de la Lune n’étoit composée que desquatre équations dont nous avons parlé; Horoccius les avoit em-ployées de la maniéré la plus exacte. Halley, en 1679, lui rendoitcette justice en disant: Unica vero (theoria) Iioroccii nostratis adveritatem naturalem acccdere videlur. En même temps il assure quel’évection et la variation peuvent se calculer à la fois par une seulehypothèse, en supposant que dans la ligne des syzygies l’orbite dela Lune est comprimée au-dedans et vers la Terre d’environ la 90*partie de la distance moyenne, et qu’elle est alongée d’autant dansla ligne des quadratures. Halley n’accompagne son idée d’aucuneespece de calcul; il se contente de dire que cela est très d accordavec les lieux de la Lune observés par Cassini. Paris étoit alors leseul endroit où l’on fît habituellement une suite d’observations.

1455. Des trois inégalités de la Lune découvertes avant le tempsde Képler, les deux dernières avoient un rapport trop visible avecle Soleil pour que ce génie actif et pénétrant n’en cherchât pas lacause physique dans le Soleil. La Lune, disoit-il, est mise en mou-vement par deux forces , savoir, une qualité qui émane de la Terreet qui entraîne la Lune autour d’elle, et une autre force qui provientdes rayons solaires; en sorte que quand la Lune a fait 90° depuis saconjonction jusqu’à sa quadrature, il y. en a 88 qui proviennent dela force de la Terre, et deux qui viennent de la lumière du Soleil( Epit . astr. Cop. pag. 55 2 , 564? 7S0). Ses idées physiques firent