DES PETITES INÉGALITÉS DE LA LUNE. 17$
naître dans la suite l’explication complété que l’attraction nousdonna enfin de toutes ces inégalités (v. liv. XXII), et cette mêmeattraction a fait reconnoîtrc une multitude d'autres inégalités dontnous avons à parler.
On a écrit sans fondement que Halley avoit proposé une autrecorrection pour la théorie d’Horoccius, c’est-à-dire, celle qui a étéfixée depuis par Newton à 2' 25 " ( 1463). Halley 11’en avoit aucuneidée; il indiquoit seulement une cause des cliangeméns de latitudequeTycho avoit découverts, en disant que le Soleil, qui envoyaitobliquement ses rayons à la Lune, l’obligeoit, par une certaine puis-sance , de s'approcher de lui : Efficit potentiâ quâdam insitd ut pro-piùs ad se accedat ( Halley, Catal. s tell, austr. 1679 ) ; mais Newton,plusieurs années auparavant, avoit déjà eu des idées de l’attractionuniverselle (35ad).
1456. Les observations seules n’avoient pu faire découvrir auxastronomes que des inégalités qui alloient à plusieurs minutes;peut-être l’équation annuelle n’eût pas même été reconnue par lesobservations, si elle n’avoit eu un retour constant dans les mêmessaisons de l’année, ce qui la rend oit remarquable ( 14^3 ). Aussitoutes les autres petites inégalités dont il nous reste à parler, 11’ontété d’abord soupçonnées que par l’idée de l’attraction , et n’ont étédéterminées qu en comparan travée cette théorie un grand nombrede bonnes 'observations : il étoit réservé à Newton de faire le plusgrand pas dans la théorie de la Lune, comme dans toute la physiquecéleste ; guidé par le principe de la gravitation universelle, et aidédes observations de Flamsteed, il détermina la quantité de plusieursnouvelles équations, avec les époques, et les moyens mouvemens.Cette théorie parut en 1702, dans l’ouvrage intitulé : Damlis Grc~gorii astronomiac physicae et geometricae elementa , Oxonii , 1702 ,in-folio. Genevae , 1726, 2 vol. in-\°.
C’étoit la partie la plus précieuse de cet ouvrage de Gregory, quicontient d’ailleurs la plupart des grandes découvertes qu’on avoitfaites dans la physique céleste. La théorie de Newton reparut denouveau cinq ans après avec des explications et des tables ( Praelec-tiones astronomicae Cantabrigiae habitae a Guillelrno IHhiston, 1707,in- 8°). Newton la publia aussi dans la seconde édition de son fameuxouvrage intitulé : Philosophiae naturalis principia mathematica,1713, in- 4 0 . Ce fut alors que l’on commença de construire des tablesconformes à ces nombres.
1457. Horrebow, professeur à Copenhague, publia, dans unjournal littéraire de Hall ( Bibliotheca novissirna) , quelques tables
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