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Tome second.
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ï 86 ASTRONOMIE, LIV. VII.

ensuite cette matière ( Phil. Trans. 1749 et ij 5 o, n°. 491, p. 162) ;Mayer en parle dans le second volume des Mémoires de Gottingen( Comment.. soc. Gotting. 1702, pag. 388); enfin j’ai discuté denouveau cet objet dans les mémoires de l'académie pour 17S1.Voici en peu de mots le résultat de mes recherches à ce sujet.

1484. Pour connoître l'inégalité du moyen mouvement de la

Lune entre les anciennes observations de l'an 720 avant J. 0.(1419)et celles de notre siecle, il faut nécessairement en avoir qui aientété faites dans un siecle intermédiaire, et l’on en trouve très peu.Les seules observations que l'on puisse employer sont trois éclipses,deux de soleil, et une de Lune, observées à Geffa, à 6 ou 7 millesdu Caire, en 977, 978 et 979, par Ibn-Junis (358), astronome ducalife d’Egypte. Du moins ces observations sont rapportées dans unmanuscrit arabe de cet auteur qui est à la bibliothèque de Leyde,O11 en conclut que, le 12 décembre 977 , à i9 h 21'temps moyen àParis, laLune avoit 8‘ 2 6° 19' de longitude; le 8 juin 978 à i h 24', 2 S ,22 0 16’ f; et le 14 11131979 à 4 h 29' 24", 7*27° 46' 43" {Philos. Trans.tom. 46, 1749,1750; Abr. X delac. Mëm. de Ber-

lin 1773 et 1782). Dans celui-ci M. Bernoulli a calculé la troisièmeéclipse, et fait voir qu’il faut rejeter les corrections que Costard fai-soit dans le manuscrit {Pliil. Trans. 1777, pag. 23 i). Pour repré-senter ces éclipses, j’avois trouvé qu’il falloit supposer le moyenmouvement séculaire de la Lune, io’ 7° 53' 21" dans ce siecle-ci,plus grand de 3'î que dans Cassini, et y appliquer une équationséculaire de 9"886 pour le premier siecle. Mayer, qui ne la faisoitque de 7" dans ses premières tables, l’a faite de 9" dans ses der-nières. L’équation de 9", augmentant ensuite comme le carré destemps ( 1166), devient de i° pour l’an 3oo, et de i° 26' 24" pourl’année 700 avant .T. C. Elle fait que la durée de la révolution pé-riodique delà Lune n'est, dans ce siecle-ci, que de 27’ 7* 48'4"68 ,tandis qu’elle éloit, il y a 200 ans , de 27' 7 h 45' 5" 17 ; la différenceest o” 49.

1485. Je dois cependant avertir que Grischow, étant à Levde en1749, engagea Schultens, professeur en langue arabe, à faire larecherche et la traduction du manuscrit arabe dont ces observationssont tirées. Bevis 111e communiqua cette traduction : on y trouvedes obscurités; et Bevis pensoit même qu’on y avoit mêlé le calculavec de véritables observations, mais cela 11e paroît pas fondé. Ce-pendant il seroit à souhaiter qu’on s'assurât mieux d’un fait aussiintéressant, et qu'on recherchât de pareilles observations dans lesmanuscrits arabes : les personnes instruites dans les langues orien-