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Tome second.
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187
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ACCÉLÉRATION DU MOYEN MOUV. DE LA LUNE. 187

taies , et qui n’ont encore presque rien fait pour nos sciences , n’au-roient pas de meilleures occasions de rendre leurs études utiles ( 35 p).

1486. Au reste la nécessité de cette équation séculaire est prouvéeencore par les observations faites depuis un siecle. En effet, Mayera trouvé le mouvement pour 60 ans , i* lo° 44' 9 ", plus grand dedeux minutes (pie ne le donnent les anciennes observations. Toutesles éclipses du dernier siecle s’accordent à la minute avec cette ac-célération , tandis que les erreurs vont à 2 ou 3 ' quand on emploi»le mouvement moyen des autres tables. De plus 42 observations dela Ilire, calculées avec soin par la Caille et par M. Bailly, in-diquent qu’il faut ajouter environ 38 " au mouvement pour 60 ansétabli par Mayer dans ses premières tables ( Mérti. acad. 1760 ). Eneffet, dans ses nouvelles tables , Mayer ajouta 46", et il fit l’équationséculaire de 9" pour le premier siecle ou de i° pour 2000 ans, et lemouvement séculaire de io’ j° 53 ' 35 ".

1487. Mais M. de Lambie ayant calculé 67 observations de M.d’Agelet faites en 1780 et 1781, et les comparant avec celles dela Hire, trouve qu’il faut ajouter i 3 " à l’époque de 1684 , et en ôter12" en 1781 ( Ephémérides , tome Vlll ). Les observations de laCaille et celles de Bradley, qui sont dans la Connoissance des tempsde 1779 et 1782 , s’accordent avec ce résultat qui donne 26 " à ôterdu mouvement séculaire moyen des tables de Mayer. Au reste lemouvement du Soleil en un siecle étant plus fort de 23 " dans lestables de Mayer que dans les nôtres, il est naturel que celui de laLune lui ait paru plus considérable de la même quantité. Par-là M.de la Place trouve 11" 1 35 pour l’équation séculaire dans le pre-mier siecle.

Ce savant géomètre a encore trouvé parles calculs de l’attractionun terme o"o44 qui augmente comme le cube des temps, qui changede signe pour les siècles antérieurs à 1700, et qui diminue de 5 ' 52 ,pour 2000 ans, la première équation. Par le moyen de ces deuxéquations M. de la Place représente, à 4' près, l’observation de l’an720 avant notre ere , et celles des années 977 et 978, et, à une oudeux minutes près, celles des années 200 avant notre ere, et 3 é >4après ( Connoiss. des temps 1790, pag. 294; Mém. 1786 ).

Nous parlerons delà cause de cette espece d’accélération (3677).Elle vient de l’action du Soleil, à raison delà diminution de son ex-centricité ( 1277.); mais elle se convertira dans la suite en un retar-dement.

Aaij