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Tome second.
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190 ASTRONOMIE, LIV. VII.

viron 5 °de latitude. Mais cette plus grande latitude,qui n’est que de5 ° dans les nouvelles Lunes ou les pleines Lunes qui arrivent à 90®des nœuds, se trouve de 5 ° uS r dans les quadratures, lorsqu’ellessont observées de même à 90° des nœuds; c’est-à-dire que l’incli-naison de l’orbite lunaire est la plus petite dans les syzygies, et laplus grande dans les quadratures. Ptolémée ne connoissoit pas cettedifférence : il supposoit l’inclinaison constante et toujours de 5 °. Co-pernic lui-même ( lib. IV, cap. 4 ) n’avoit pas examiné la chosede plus près. Tycho-Brahé fut le premier qui fit cette remarque im-portante pour la théorie de la Lune; et après avoir découvert la troi-sième inégalité de la Lune par ses observations ( 144 5 ), il découvritaussi le changement de l’inclinaison, et l’inégalité du mouvementdes nœuds de la Lune, comme on le voit à la 26' page de l’appendixque j’ai déjà cité ( i44 2 )•

« On s’est persuadé mal-à-propos, dit Tycho, que les limites deecla plus grande latitude de la Lune étoient toujours les mêmes,« etalloient constamment à 5 °. Ptolémée, Albategnius, Alphonse, ont« été suivis en cela par Copernic avec trop de confiance, comme dans« plusieurs autres occasions. On a eu tort de croire aussi que les« nœudsdelaLuneavoientunmouvementunifoi-me et régulier. Des« observations faites depuis quelques années avec le plus grand soincc nous ont forcés d’abandonner les anciennes traditions sur lesquellescc nous avions compté jusqu’alors ; nous avons trouvé que , dans lescc nouvelles et pleines Lunes,la latitude de la Lune est de 4° 58 'G à-ccpeu-près commel’établissoit Ptolémée; mais, dans les quadratures,cc elle va jusqu’à 5 ° 17'j, c’est-à-dire 19' de plus : nous nous en sommescc assurés par des observations exactes et multipliées., faites danscclès limites australes et boréales , en tenant compte des réfractionscc et des parallaxes. »

1492. Tycho reconnut aussi dans les nœuds de la Lune une iné-galité qui dans les nouvelles et pleines Lunes 11’étoit pas sensible;aussi n’avoit elle pas été remarquée par les anciens, qui n’observoientpresque jamais la Lune, si ce n’est dans les éclipses : mais dans lesautres situations il trouvoit 1° 4 6' de différence sur le lieu du nœud,ce qui faisoit environ 12' de plus ou de moins sur la latitude de laLune , aux environs des nœuds.

1493. Enfin Tycho vit que ces deux inégalités de l’inclinaison etdu nœud pouvoientse représenter à la fois parle mouvement du pôlede l’orbite lunaire dans un petit cercle, tel que ECFG (Jig. 85 ),dont le rayon GD étoit de 9' 3 o", le centre D de ce petit cercle étantsupposé à 5 ° 8' du pôle A de l’écliptique; c’est la moyenne incli-