( 3835 )
2
DU DIAMETRE DE LA LUNE. 20 1
d sin. -r /'■ cos. ( D' — - p ) _ 2 d' sin- t P cos. { D' - ' r p )
sin. D sin. D'
d' sm. p cos. (D; - = sin. P cos. ( D' — j»); donc a — ( d-+-a)
sin. D ' v '
sin. P cos.
(D' — ïp)i eta =
d sin. P cos. ( D'î —sin. P cos. (D'-
-r^~ = d sin. P cos.~P)
( D'— p) -+-d (sin. P cos. D'— l -p y (3422). Ces deux ternies suf-fisent ; le troisième ne produiroit que des millièmes de seconde,mais le second peut aller à trois dixièmes ; ainsi il doit être employé.
1 5 11. La Caille (art. 622) donne pour cause de cette augmenta-tion du diamètre de la Lune la différence de parallaxe ( 1 627) entrele bord supérieur et le bord inférieur de la Lune : mais cette no-tion n’est pas exacte. Il est vrai qu’il y a une différence égale, dumoins à un quart de seconde près , pour le diamètre mesuré verti-calement, puisque le bord inférieur étant plus abaissé par la paral-laxe que le bord supérieur, il doit en paraître plus éloigné, et lediamètre delà Lune paraître plus grand. Mais pour le diamètre me-suré horizontalement, cette différence n’a plus lieu ; ainsi il faut direseulement que l’augmentation du diamètre est à-peu-près de lamême quantité que la différence des parallaxes entre le bord supé-rieur et le bord inférieur : celle-ci est plus petite de deux dixièmesde seconde (M. de Lambre , Mém. de l’acad. de Padoue).
1 5 12. Le diamètre delà Lune doit donc paraître plus petit, quandla Lune se leve, que quand elle est parvenue à une certaine hauteur;la Lune en s’élevant doit paraître plus grande à nos yeux, et l’ob-servation faite avec un instrument exact prouve en effet aux astrono-mes que la Lune paraît sous un angle plus petit, quand elle est à l’ho-rizon. Cependant un fait généralement reconnu, c’est que la Lune, àla vue simple, paraît d’une grandeur extraordinaire lorsqu’on la voitse lever, à la fin du jour, derrière des bâlimens ou des montagnes;il n’y a presque personne qui ne s’imagine la voir alors deux ou troisfois aussi large que quand elle arrive ensuite à une grande hauteur.C’est là certainement une illusion optique, et elle a lieu de mêmepour les autres astres ; mais il suffit de regarder la Lune dans une lu-nette quelconque, dans un tube de papier, et même, si l’on veut,au travers d’une carte où l’on a fait un trou d’épingle, pour se con-vaincre que l’augmentation n’a rien de réel, et que le diamètre de laLune est vu au contraire alors sous un plus petit angle , que lorsquela Lune est à une plus grande hauteur.
1 5 1 3 . Pour se former une idée de la cause de cette illusion, il fautadmettre avec tous les opticiens ce jugement tacite, commun et invo-lontaire, par lequel nous estimons fort grands les objets que nous
Tome IL C c