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Tome second.
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DU CALENDRIER. 2l3

i 53 o. Hîpparque et Ptolémée comptoient les heures de minuit àminuit, et ilparoît que de leur temps c’étoit l’usage à Rome et enEgypte (Riccioli, Almag. /, 34 -, Chrunol. réform. pag. 2). M. Tovv-son croit que, dans l'évangile de S. Jean, les heures sont comptéesainsi ; cest aussi l’usage de l’église romaine, et de la plupart des na-tions de l’Europe : aussi appelle-t-on ces heures européennes.

1 53 1. Tous les astronomes commencent le jour à midi, commeon le voit dans Ptolémée {page 74). C’est ce que faisoient autrefoisles Umbrcs, suivant Macrobe. On attribue aussi cet usage auxArabes. Les astronomes vont jusqu’à 24 heures : ainsi, lorsqu’oncompte , dans la société , le 2 de janvier, 8 heures du malin , les as-tronomes disent, le premier janvier, à 20 heures; et c’est ce quenous appelions temps astronomique , pour le distinguer du temps ci-vil , où Ion se sert du matin et du soir.

1 532 . L’usage de diviser les temps en semaines de sept jours estde la plus haute antiquité ( 3 o 3 ) : il paroît que les plus anciens peu-ples de l’Orient s’en sont servis ; c’est le sentiment dn Syncelle citépar Sallier ( Mcm. de l’acad. des Inscript. tom. IV, pag. 65). Cetusage éloit le même chez les Péruviens ( Garcilaso de la Vega, Com-me// tarios reales de los Incas, tom. I, hb. 11, c. 28; Scaliger, deEmend. temp. pag. 9; Spectacle de la nature, tom. IV, pag. 47 ).

Goguet pense que les Grecs furent presque les seuls peuples quid’ab'ord ne se servirent pas des semaines de sept joins ( tom. I,pag. 217, z‘n-4“.)- Cependant il y a des savans qui doutent que cettemaniéré de diviser le temps ait été employée ailleurs que chez lesJuifs (voyez Costard, The History of astronomy, p. i 5 o; Spencer,De LegibusHebraeorum , lib. 1, c. 4 )■ Quoi qu’il en soit, on ne peutdisconvenir que le nombre sept n’ait été fort remarquable et fortdistingué parmi les anciens (S. Clément d’Alexandrie, Stromaturnyi, 16, pag. 81 3 , édition de 171 5 ; Macrobc, Somn. Scip. I, 6,pag. 35 ; Selden, de Jure nat. et gent. lib. III , c. 17 ).

Plusieurs auteurs ont cru même que la fête du septième jour n’é-toit point particulière aux J11 ifsj, mais qu’elle avoit lieu chez lespaïens. Sallier cite un grand nombre de témoignages à ce sujet,sur-tout Philon et Joseph, quoiqu’il soit d’un sentiment contraire(page 64).

1 533 . Cela n’empêche pas qu’on 11e regarde l’usage des semainesde sept jours connue ayant eu lieu chez la plupart des anciens ; iiétoit d’ailleurs très naturel, d’après les phases de la Lune qui ne semontre que pendant quatre semaines ou 28 jours : ce qui a servi àrégler le temps chez toutes les nations ( 1401 ). Ces phases changent