GrégoireXITI ayant rassemblé à Rome dessavans de divers pays,dès l’année 1676 ," un médecin de Calabre , nommé A/oisius Li/ius(Luigi Liliu), lui présenta un projet de calendrier intitulé , Com-pendium novae rationis restituendi calendarii, qui parut très bienfait, que le pape adressa en 1677 à tous les princes chrétiens, et àtoutes les universités célébrés, pour le faire examiner, et qui futenfin adopté dans le bref de la réformation (i 5 ^ 5 ). C’est le calen-drier des épactes.
L’épacte w dans son principe est ce qu'il faut ajouter à l’annéelunaire (1481), pour former l’année solaire (886); la suite desépactes est la suite des différences qui se trouvent entre ces deuxsortes d’années. Il y a des épactes astronomiques, destinées à trou-ver exactement les syzygies astronomiques moyennes en heures,minutes et secondes (art. iy32). Les épactes du calendrier sontdestinées seulement à trouver , suivant 1 intention de l’église, et laréglé établie en i 582, les jours des nouvelles lunes ecclésiastiques;je dis suivant l’intention et la réglé de l’église, parceque les nou-velles lunes ecclésiastiques ne sont pas tout-à-fait d’accord avec lesnouvelles lunes moyennes de l’astronomie (1592).
L’épacte qu’on assigne à chaque année est le nombre qui indiquel’ûge de la Lune, au commencement de cette année, suivant le ca-lendrier ecclésiastique ; de là il suit que, si la nouvelle lune arrivele 1 janvier, l’épacte est zéro pour cette année-là : mais, l’année sui-vante, elle sera de 11 jours, parceque l’année lunaire n’est que de354’, et l’année solaire est de 365 ; ce qui fait que la nouvelle luneétant tombée au 20 décembre, la lune aura 11 jours le premier jan-vier de l’année suivante; l’année d’après l’épacte est de 22 ; la troi-sième année elle seroit de 33 , mais 1 on ôte 3o pour former un moiscomplet; elle se réduit donc à 3. Par ce moyen les épactes suiventl'ordre naturel des multiples de onze en retranchant toujours 3o ;savoir 11,22,3, 14, 25,6, 17, 28,9, 20, 1, 12 , 23, 4 , i5, 26, 7,18,29. Tel est l’ordre naturel et primitif des épactes, quand on sup-pose les mois lunaires de 29 et de 3o jours, et les années civiles de365 jours ; quand l’année est bissextile , il y a une lunaison que l’onaugmente d’un jour.
1578. Pour que l’épacte de l’année serve à indiquer la nouvellelune, tous les mois on emploie un calendrierperpétuel(i55i, i586),c’est-à-dire le calendrier des lettres dominicales, qui est joint à tous
Alexandrinorum, neenon de. computo atque Alexandrinoruminspecte. Ams-solari in genere, et Pauli Alexandrini tekedami, 1736 ; petit in- 4 0 .
(a)EV«yü’, adjicio, j’ajoute.