^ 4 ° ASTRONOMIE, LIV. VIII. *
les bréviaires, et que l’on trouve ci-après (i586) : les 3o ëpactes ysont à côté des jours du mois, en rétrogradant suivant cet ordre,3o,29,28, etc. Si la nouvelle lune arrive le 2 janvier, elle sera marquée
f >ar l’épacte 29, qui se trouvera également vers le premier de février,e 2 de mars, et vers tous les autres jours de l’année où il devra y avoirnouvelle lune : on dira que l’épacte de cette année-là est 29. L’an-née d’après l’épacte sera plus forte de 11 jours , parceque les nou-velles lunes arriveront 11'jours plutôt; ainsi ôtant 3o de la somme,on aura 10 pour l’épacte suivante.
Lorsque la lune avancera d’un jour, il faudra augmenter l’épacted’une unité, pour que la nouvelle lune soit marquée un jour plutôtdans le calendrier perpétuel. Ainsi, au bout de 19 ans, on ajoute 12au lieu de 1 x ; et cetto addition se fait toutes les fois qiie le nombred’or passe de 19 à 1, parceque la derniere lunaison de chaque cyclelunaire n’est que de 29 jours au lieu de 3o (i558) ; quoiqu’elle soitune des sept lunaisons intercalaires, elle est la seule exceptée. Cetteaddition fait avancer les nouvelles lunes d’un joui’.
1579. Cet ordre primitif et régulier est celui qu’on suppose à l’é-poque du concile de Nicée ; mais en s’en éloignant, on observe deuxexceptions dans cette réglé , ou deux interruptions; on les appelleéquation lunaire, et équation solaire. L’équation lunaire, le saut dela lune ou proemptose (! °, vient de ce que le cycle lunaire de 19 ansest défectueux d’environ i k j(i 563) , les 235 lunaisons ne faisant
{ >as tout-à-fait 19 ans ; de sorte qu’au bout de 3i2 ans les nouvellesunes arrivent un jour plutôt, et l’on est obligé de prendre l’épacteplus forte d’une unité. L’équation solaire ou métemptose <b) a lieu àcause du retranchement de trois bissextiles sur l’espace de 400 ans(1547), qui fait que la nouvelle lune arrive plus tard et qu’il faut di-minuer l’épacte. De cette double inégalité il résulte que chaque siè-cle exige un nouvel ordre d’épactes : il y en a trentesuites différentes,qui forment ce qu’on appelle la table étendue des épactes ( plancheVIII.) Ces 3o suites tiennent lieu de 3o calendriers qu’il auroit falluavoir, et elles composent un total aussi parfait que les réglés de l’é-glise et de la société civile pouvoient l’exiger.
Les trente lignes d’épactes sont désignées par trente lettres de l’al-phabet, qui descendent dans un ordre rétrograde , mais dans les-quelles on a seulement évité d’employer certaines lettres qui pour-voient occasionner de la confusion dans les caractères : on n’a pointmis le grand I pour ne point le confondre avec le petit i, de même
(a) Tipo l» îrrSirif, chute en avant.j.b) Met* Iy îïtSmï , chute en arriéré,
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