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Tome second.
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1^1 ASTRONOMIE, LIV. VIII.

quoientles nouvelles lunes environ 1 6 heures plus tard qu’au temp5du concile de Nicée, à cause du retardement d’un jour en 3 12 ans( i 55 t> )-, et il n’y avoit plus de danger qu’elles pussent être in-diquées plutôt que les nouvelles lunes vraies. L’on attribue àl’année5 oo et au sixième siecle entier la première ligne de la table étenduedes épactes (planche VIII). Cette ligne est marquée P dans notretable, comme dans Clavius ( p . 110).

Au bout de 3 oo ans, c’est-à-dire, à l’an 800, il y eut une équationlunaire, et la Lune anticipa d’un jour dans le calendrier, les nou-velles lunes arrivant un jour plutôt ; c’est donc le nombre précédentqui indiquôit les nouvelles lunes , et il faut prendre la derniere lignea, dont les épactes sont plus fortes d’un jour. Après un autre in-tervalle de 3 oo ans, c’est-à-dire, l’an 1100, il y eut encore uneéquation lunaire, la Lune anticipa encore d’un jour : il faut doncpour le douzième siecle remonter d’une ligne, et l’on aura la ligne bqui commence par 11, xm, etc. De même , en 1400, on a la lignemarquée c.

En i 582 l’on retrancha dix jours de l’année ( 1548 ), les nou-velles lunes arrivèrent donc dix jours plus tard ; ainsi il faut des-cendre de dix lignes dans la table générale, et venir à la ligne D pouri 583 ; je dis que cela s’appelle descendre, parceque de la ligne c àla ligne a, on descend d’abord de deux lignes ; et si l’on diminue en-core d’un l’épacte de cette ligne, on trouve les nombres de la pre-mière ligneP, qui est censée descendre encore davantage; caria tablegénérale des épactes est comme un cercle dans lequel on recommencedans le même ordre et sans interruption, lorsqu’on l’a parcouru toutentier.

En 1600, il n’y a eu ni équation lunaire, ni équation solaire,puisque la première avoit été employée en 1400, et que la secondene devoit arriver qu’en 1700, 1800 et 1900 ( 1 547 ) » ainsi l’on a con-servé la même ligne D, qui commence par xxiu.

i582. En 1700 , il y a eu une équation solaire , pareequ’on a omisune bissextile ( 1Ô47 )» et q ue l’année a été plus courte d’un jour;les nouvelles lunes ont dû arriver par cette raison un jour plus tard,et, pour les indiquer un jour plus tard , il faut avoir l’épacteplus pe-tite d’une unité ( 1578 ) : ainsi, en 1700, il a fallu descendre d’uneligne dans la table, et prendre la suite des épactes qui répond à lalettre C , ou la ligne qui commence par xxn. Cela doit arriver ainsitoutes les fois que l’on omet un jour, ou qu’on passe une bissextile ;ce que nous appelions équation solaire. Il auroit dû y avoir une