252 ASTRONOMIE, LIV. VIH.
xxvi n’a jamais lieu lorsque l’épacte 25 , de caractère différent^con-
court avec un nombre d’or plus grand que 11.
i 5 qo. On a choisi les epactes xxv etxxiv pour les accumuler en-semble, quoiqu’on eût pu choisir deux autres épactes quelconques ;mais il y avoit deux raisons pour choisir celles-là : c’est à-peu-prèsvers ces mêmes jours que 1 on employoit l’équation de la lune dansl’ancien calendrier des nombres d’or, du concile de Nicée, et l’on acherché à s’en rapprocher le plus qu’il étoit possible dans la disposi-tion du nouveau calendrier ( Clavius, page io 3 ). D’ailleurs, en choi-sissant ces nombres xxv et xxiv pour les mettre ensemble , presquetoutes les lunaisons pascales se trouvent de 29 jours, comine le vou-loient les Peres du concile de Nicée, et elles commencent toujoursentre le 8 de mars et le 5 avril. Il n’y a dans le nouveau calendrierque deux exceptions à la première réglé ; c’est lorsqu’on a pourépacte 25 ou xxiv, ce qui arrive bien rarement ; il n'y a que ces deuxlunes pascales qui soient de 3 o jours : on voit dans le calendrier que2 5 se trouve au 4 d’avril et de mai, et xxiv au 5 des mêmes mois.Ces deux lunaisons ont donc le même nombre de jours que le moisd’avril, c’est-à-dire 3 o. Avec toute autre épacte oïl Iênéôiîlfêrait ,dans le cours de la lunaison, des épactes accumulées qui feraientperdre un jour.
Lorsqu’au temps du concile de Nicée on assigna 29 jours aux nou-velles lunes pascales, depuis le 8 mars jusqu’au 5 avril, il étoit faciled’y arranger 19 nombres d’or, de façoi\pue tous donnassent des lu-naisons de 29 jours; mais comme il y a 3 o épactes, on ne saurait lesarranger toutes dans 29 jours, à moins qu’on 11’en mette deux à la foisau même jour, comme cela arrive au 5 avril. Cela n’empêchera pasque la lunaison de l’épacte xxiv n'ait 3 o jours, et par conséquentaussi celle de l’épacte 25 placée au-dessus ; mais plus on s’écarteraitdu 5 avril, en remontant vers le commencement de mars , plus onaurait de lunaisons pascales de 3 o jours. Par exemple , si l’équationde la lune, au lieu de se faire au 5 avril, se faisoit à la fin de janvieret de mars , comme Lilius l’avoit pratiqué dans le Compendium(1577), il y aurait sept lunaisons pascales de 3o jours au lieu de 2 ;en sorte qu’on serait beaucoup plus éloigné de cette partie de l’an-cien usage de l’église, qu’on a voulu respecter autant qu’il étoit possi-ble en choisissant l’épactexxiv qui est au 5 avril. L’on trouve mêmedans le calendrier "récorien les nouvelles lunes, sur-tout celles dePâque, rapportées pour le temps du concile de Nicée aux mêmesjours où elles ont été supposées dans ce temps-là, d’après les nom-bres d’or de l’ancien calendrier. C’est ce qui résulte de plusieurs