27 3 ASTRONOMIE, LIT. VIII.
un endroit de son poème, que le solstice est au premier degré duCancer (liv. I, v. 6 o 5 ), et, dans l'autre, que c'est au i 5 '(degré lh>.III, v. 622 ). Il avoit trouvé cette derniere méthode dans l’ancienneastrologie grecque, et il l’explique assez clairement, en parlant duCancer :
Extenditque diem summum , parvoque recessuDestruit, ut quanto fraudavit tempore lucesIn tantuin noctes augescat. III, v. 622.
C’est-à-dire que le Cancer augmente la durée des jours et la di-minue ensuite , mais de sorte qu’il rende à la longueur des nuits cequ’il ôte à celle des jours ; tour-à-tour il leur ôte et leur rend leurdurée : ,
Inque vicem nunc damna facit, nunc tempora supplet. III, v. 636 .
C’est l’état de la sphere décrite par Eudoxe ( 1619 ). Fréret penseque la division du zodiaque avoit dû être faite, au plus tard , dansle temps auquel les levers sensibles du commencement de chaqueconstellation précédoient de 1 5 jours les points cardinaux, c’est-à-dire , les équinoxes et les solstices ( 1 6 14), et il la juge plus ancienneque la sphere grecque attribuée à Chiron ( 255 ).
1618. Il croit qu au temps d’Hésiode (294), c’est-à-dire, 950 ansavant notre ere, on avoit fait quelque changement à la sphere an-cienne de Chiron ( Fréret, pag. 460J; il paraît qu’on dressa denouveaux calendriers, dans lesquels les levers et les couchers desétoiles étoient marqués d’une maniéré plus conforme au temps, quedans la sphere de Chiron. Les idées astronomiques commençoientà devenir plus communes dans la Grece, par le commerce des Orien-taux. Ce calendrier fait du temps d’Hésiode fut reçu par les Grecs,et ensuite par les Romains (1616), qui l’employèrent sans examen ,comme s’il eût été fait pour le temps etle climat où ils vivoient. Ainsiil faut ôter environ 38 ° des longitudes qu’ont les étoiles en 1770, sil’on veut faire des calculs qui soient d accord avec les passages d’O-vide, de Pline, etc. (1616), sans qu’on puisse dire néanmoins qu’ilsaient suivi constamment la même réglé.
1619. Mais Eudoxe, qui écrivit environ 370 ans avant notre ere(309), etAratus, qui suivit Eudoxe, décrivirent la sphere d’aprèsune tradition plus ancienne que le temps d'Hésiode; le P. Petau faitvoir assez en détail qu’Hipparque supposoit les solstices, dans lasphere d’Eudoxe , à i 5 ° au moins vers l’Orient du lieu où ils
étoient